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Des "réspounchous" près du moulin - le 14/11/2020 17:47 par multimedia

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Cette plante a été rendue célèbre par le coureur cycliste Tarnais Laurent Jalabert qui, un jour, a répondu à un journaliste : "Vous croyez que pour terminer un Tour de France, on ne prend que de la vitamine C ... Non ! Je mange aussi des respounchous !"
Il s’agit d’une plante vivace, spontanée en France et en Europe méridionale, à tige grêle, volubile, grimpante, pouvant atteindre 2 à 3 mètres de haut. Ces espèces de lianes poussent comme du liseron, s'entortillent, se vrillent comme des lianes. Seules les jeunes pousses d’une quinzaine de centimètres de long sont consommées, il s’agit de la partie la plus tendre.
Son nom véritable : le tamier commun (Dioscorea communis), qu’on appelle aussi herbe aux femmes battues, sceau de Notre-Dame ou encore grand liseron. Cette plante est commune en Aveyron, dans le Tarn, en Corrèze et dans le Lot. Elle est aussi appelée racine de feu, raisin du diable, taminier ou vigne noire. Dans le sud de la France, elle est couramment désignée par son nom occitan "reponchon" (qui se prononce à Gignac "réspounchou").

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En ce moment, près du moulin, et sans doute ailleurs dans la commune, surtout sur les talus ou dans les endroits frais, les "réspounchous" sont recouverts de fruits rouges de la taille d’une toute petite cerise. C'est la saison la plus favorable pour les identifier. Ces baies sont toxiques. En revanche, les racines étaient utilisées en cataplasme contre les contusions et les hématomes, ce qui valut à la plante d’être dénommée "herbe aux femmes battues". On lui prête aussi des propriétés diurétiques et purgatives.

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Au printemps les extrémités des jeunes pousses (10 à 15 cm) sont consommées comme des asperges, en vinaigrette, en omelette et même en quiche. La saveur est très amère. Toutefois si on sait bien les faire cuire, l'amertume disparaît presque : il faut les jeter dans l'eau bouillante dès que la cueillette est terminée. Autrefois, c'était un mets très apprécié et très recherché. Bref, chez nous, "on allait aux respounchous comme on allait aux champignons !

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Dans le Tarn, le "respounchou" a été inscrit à l’inventaire du patrimoine culinaire au même titre que le cassoulet !

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