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Foires et marchés

Les archives nous livrent quelques informations sur les foires et les marchés à Gignac au cours des siècles précédents.

Aux XVIIIe et XIXe siècle les droits de place les jours de foire et marché étaient vendus aux enchères.
En 1817, le dernier feu s’est éteint sur la tête de Jean Nayrac, aubergiste, à la somme de 50 francs que le sieur Neyrac s’engage à verser à la Caisse Municipale. "Jean Nayrac obtient le droit d’encaisser les taxes sur les bancs les jours de foires. Tous les bancs seront placés sous la halle ou autour d’icelle, ou sur la place de devant l’église, avec prohibition d’en placer dans les rues ni dans aucun endroit qui puisse embarrasser la voie publique."

En 1863, de nombreux bancs étaient présents à Gignac les jours de foire :
-    marchands de draps, soierie, tissus,
-    dentelles,
-    chapelier, quincaillier,
-    fer, chaudronnier, ferblantier,
-    faïence, poterie,
-    fruits, légumes,
-    volailles,
-    baraques, saltimbanques et autres,
-    pesage de laine sous la halle,
-    mesurage de grain, noix et châtaignes (par boisseau) sous la halle.

En 1881, Gignac est connu pour son commerce de truffes et d’écorces de chêne, et pour sa halle aux grains.  

Arrêté municipal du 25 décembre 1883 :
"Création d’un marché hebdomadaire d’approvisionnement le mardi sous la halle et sur les places publiques à partir de 9 h du matin en hiver et de 7 h en été. Le premier de ces marchés sera ouvert le 25 novembre 1884."

Le 9 juin 1891, sept nouvelles foires sont créées, les 25 février, 25 avril, 25 mai, 22 juillet, 25 septembre, 25 octobre et 2 décembre.
Deux ans plus tard, en 1893, il y aura 13 foires. On y trouve des marchands de draps, tissus, mousseline et dentelles, chapeliers, quincailliers, marchands de fer, chaudronniers, ferblantiers, marchands de faïence, poterie, fruits, baraques de saltimbanques, volailles, œufs, pesage de la laine.

Les foirails
L’emplacement des foirails a évolué au cours des siècles. Le terrain du Pech des Ioules servira de foirail jusqu'en 1894 (5 foires par an) : la foule est évaluée alors à 3000 personnes. Au XVIIIème siècle, les foires avaient déjà lieu sur ce terrain.
Provisoirement, à partir de 1895 et jusqu’en 1899,  les foires se tiennent dans le bourg :
-    les bœufs et les chevaux sur l'ancien cimetière,
-    les porcs dans la ruelle qui allait de l'entrée de l'église au puits,
-    les moutons depuis l'ancien presbytère dans la rue Etienne de Vineirafont,
-    la volaille sur la place de l'église, autour du tilleul.
En 1895, les archives communales font état d’un traité entre le maire et le curé Sireyzol qui fournit à perpétuité 2 terrains pour 2 champs de foires (30 francs  annuels + droits de place), au puits Bournaguet (pour les boeufs) et au Pech Nègre (pour les porcs). Les foires auront lieu sur le terrain du puits Bournaguet (Saint-Antoine, actuel lotissement) à partir de 1900 pendant quatre décennies.

La foire du 2 janvier à Gignac
C’était l’une des trois plus grandes foires qui avaient lieu à Gignac. On y vendait les truffes, mais aussi le gibier, en particulier grives et lièvres. 

Les truffes
Témoignage d’Urbain Jarnolles (Vielfour) recueilli en 1984 : "Les truffes ? Mon père les vendait à Gignac le 2 janvier et à Cressensac tous les mardis, et à Martel le mercredi et le samedi. Il avait 20 kilos de truffes sur la tête pour aller les vendre à Martel. La grange s’est faite en 1909. Mon grand-père, qui était métayer à Tessilhac, avait acheté la propriété, il s’était endetté pour toute sa vie. Mon père ensuite s’est arrangé avec ses frères et ses sœurs. Les truffes ont commencé. En 1908, il a fait pour 1000 francs de truffes, vous vous rendez compte ? La grange s’est faite avec 200 francs en 1909. Vous vous rendez compte ? Il rendait tout sur place, le bois, la pierre, mais il nourrissait pas, personne. C’est Lapeyre de Chartrier-Ferrières qui l’a faite.
Le 2 janvier, c’était la foire des truffes et des grives. Je faisais plus de 100 pièges pour attraper des grives et des merles. Je portais ça à la foire de Gignac. J’ai même eu posé des collets pour attraper les lièvres. Les marchands qui achetaient les lièvres en portaient un pendu de chaque côté, c’était le signe qu’ils achetaient du gibier."

La foire de la Saint-Jean
Jusqu’en 1930 la foire de la Saint-Jean était la grande foire de Gignac. En 1880, on estimait à 3 000 personnes, en 1920 à 2500 personnes le nombre de personnes qui venaient vendre, acheter, parler, rencontrer des connaissances. Le début du déclin se situe en 1925 : plus que 2000 personnes. Après 1930 le nombre est allé en décroissant chaque année, les vaches ayant remplacé les bœufs. Puis ce fut l'apparition du tracteur. Tous ces changements dans l'agriculture ont précipité la totale disparition des foires.

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Foire de la Saint-Jean 1926

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Foire de la Saint-Jean 1926

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Foire de la Saint-Jean 1926

Les aménagements autour du monument n’étaient pas encore terminés

Quelques témoignages :
"On allait à pied à Nexon (Haute-Vienne) acheter des veaux, d’où le nom donné à ces bœufs : « los Nexos »(prononcer « lous Nexous »). On les domptait en faisant son travail personnel, on les gardait un hiver et on les revendait au printemps domptés et plus gros." (détail donné par M. Delbreil)
"La foire de la Saint-Jean, c’était le 25 juin. C’était la fiesta chez Verdier (ils faisaient bistrot). Y avait six bistrots pour la foire de la Saint-Jean. Y avait une mayade qui se mettait en face de la grangette de Saint-Antoine. C’était un genre de toile de tente, y avait des bancs, des tables, il servaient de la bière, du boire pour ceux qui vendaient des bêtes, des bœufs." (Ferdinand Vergne)

Témoignage de Baptiste Labroue :
"La foire, c'était toujours le 25 Juin. Parlons un peu de cette ancienne foire de Gignac. Elle se préparait une semaine avant. Les marchands ambulants venaient marquer leur place en laissant des barres sur le sol de la longueur qu'ils pensaient occuper avec leurs bancs, depuis le Presbytère (la poste aujourd'hui) jusqu'à la Halle (aujourd'hui démolie). À cette époque, avant 1914, il y avait dans la bourgade 7 débits de boisson. Trois jours avant la foire, c'était l'animation dans toutes les Auberges. On égrenait les petits pois provenant d'Objat. Deux sacs de 40 Kilos par restaurateur, c'était quand même pas ordinaire. Le menu général : Soupe haricots – Épaule de veau – Petits pois – Salade.
Les hôteliers avaient tous des écuries très vastes pour recevoir les marchands de petits bœufs limousins ("Bourrets"). Ils réservaient aussi la place pour les montures auxquelles on distribuait du foin, de l'eau et de l'avoine.
Les marchands de bestiaux étaient là l'avant veille de la foire. Ils conduisaient des cordées de 30 à 40 veaux sur route à pied. Ces veaux étaient préparés pendant deux jours – tondus – brossés – lavés pour pouvoir être présentés en foire dans la bonne forme.

L'aspect de Gignac le jour de la foire (de 1900 à 1930)
Des marchands forains en masse. Il ne restait que le centre de la route pour laisser le passage aux attelages qui devaient se rendre au foirail. Pour les jeunes il y avait les bals – Un à Sainte Anne – Un en face de la Mairie – Un Avenue de Nadaillac. La musique était toute simple. Un accordéoniste sur une table dans un coin de salle. Le musicien rappelant aux danseurs de temps en temps « Embrassez vos cavalières et payez le musicien SVP ». Comme la fête votive suivait de près la foire, l'orchestre devenait un peu plus important avec la fanfare de l'Hôpital Saint Jean avec les cuivres de l'époque. Plus tard la Sainte Cécile de Brive lui a succédé. Le bal était sous l'ancienne Halle avec comme éclairage les lampions et lanternes vénitiennes.
Les amusements anciens étaient à l'honneur – Mât de Cocagne – Course à pied – Course en sac – Jeu du baquet – Et le traditionnel rampeau. Voyez un peu : la foire, la fête, ça faisait une animation… Nous les jeunes aurions été très heureux que ça continue quelques jours de plus
.
Le Foirail le jour de la foire de la Saint Jean du 25 Juin à Gignac
Le foirail se trouvait alors Route de Saint Antoine – Aujourd'hui lotissement. En haut du foirail il y avait les gros bœufs salers et limousins, fin gras pour la boucherie. Un peu plus bas les attelages prêts pour le travail. Attenant c'était les bêtes plus jeunes, mais dressées. Au fond du foirail les Bourratiers – race limousine. Vous serez surpris que je ne parle pas des vaches, mais ça n'existait pas dans nos régions.
Le Circuit des Bœufs
Il y avait dans la commune et les communes voisines un nombre important de petits cultivateurs qui possédaient 2 hectares cultivables – 1 hectare de bois de chêne ou des châtaigneraies. Ces propriétaires vendaient chaque année une paire de petits bouvillons limousins. Ils les avaient dressés au labour léger avec l'araire. Ils en rachetaient une paire aux bourratiers et recommençaient la même opération chaque année à la foire de la Saint Jean. Une certaine catégorie d'exploitants agricoles possédait deux paires de bœufs limousins ou salers. Une paire de deux ans et une de 4 ans. Ils jouaient sur la croissance des bêtes et rachetaient plus petits. D'autres cultivateurs qui avaient de grandes superficies et souvent des terrains forts n'achetaient que des bœufs de quatre ans rodés aux durs travaux. Ils avaient comme outil la charrue fixe – ou réversible, nom patois (Reverchaudou) plus tard remplacée par le brabant. Comme vous pouvez constater, tous ces bœufs passaient de mains en mains et restaient dans nos communes jusqu'à l'âge de six – sept – dix ans où ils prenaient le chemin de l'abattoir.

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En 1945, bœufs à La Verdellerie

Anecdote
Quand un bœuf était malade ou accidenté, il était abattu sous la Halle de Gignac. Le sang coulait le long du caniveau qui descend à Sainte Anne. Il n'y avait pas de tout à l'égout. Ce bœuf était vendu à toute la population sous cette halle. Pas de désossage, la viande était vendue avec l'os. C'était souvent une perte sérieuse pour le cultivateur, car il n'avait aucune compensation. Plus tard on a fondé une mutuelle.
Les Acheteurs de bétails et leurs moyens de transports
Les bouchers de Brive, Souillac , Cahors, Martel, Gramat, Tulle, Sarlat, Terrasson, Périgueux étaient présents chaque année à la foire de Gignac du 25 Juin. En plus il y avait les gros négociants en bétail lourd qu'ils dirigeaient sur Toulouse ou Bordeaux. Ils retenaient plusieurs wagons à bestiaux en gare de Gignac et ces bœufs étaient embarqués le jour même pour leur destination. Les bouchers venaient avec de gros chariots tractés avec deux chevaux et ils ramenaient leurs achats par ce moyen de transport. Avec ce que je viens de vous énumérer, jugez de l'importance de cette foire de la Saint Jean. Il était difficile de se frayer un chemin pour se déplacer parmi tout ce monde. Dans le foirail les bêtes étaient alignées par rangées. Il ne restait qu'un couloir de un mètre pour l'approche des acheteurs qui venaient palper les animaux.
Les "Mayades"
Plusieurs Aubergistes de Gignac voulaient être proches des transactions de bétail, ils venaient offrir leurs services en dressant des Mayades dans les prés contigus au Foirail. Je m'explique – La mayade c'était un genre de dancing ouvert sur tous les côtés. La couverture, c'était une grande toile blanche. À même le sol, à l'intérieur, des tables et des bancs pour recevoir ceux qui voulaient se restaurer. Un potager construit à la hâte avec une grille et des briques. Le feu était maintenu avec du charbon de bois. Ces restaurateurs champêtres étaient parfaitement en mesure de recevoir les clients. Il y avait dans un angle du bâtiment une barrique de vin et des caisses de bières et limonade. Le pain se trouvait dans des sacs. L'eau était dans des cruches en terre. Deux points d'eau à leur portée : le puits de Saint Antoine et celui du puits du Pré. Les serveuses, avec leurs tabliers blancs de l'époque, en toile épaisse, avec une grande serviette blanche sur l'épaule, organisaient les tables.
Quand les consommateurs se présentaient, ils étaient servis très rapidement. On leur posait la question :
- Repas ? ou portion ?
Le menu c'était toujours le même: Pot au feu poule ou bœuf, rôti de veau ou poulet. Légumes : Petits pois, frites, salade . Pain au levain et cuit au bois. Vin rouge du pays de 8 à 9 degrés.
Ces repas étaient confectionnés avec des denrées de première qualité. Les bœufs étaient engraissés avec les produits de la ferme qui avaient poussé sans engrais ni traitements d'aucune sorte. Rien ne pouvait vous faire mal. Pensez ! Des denrées de cette qualité !
J'aime à souligner que tous les hommes de cette époque portaient une longue moustache et que le gras de la soupe de bœuf s'y collait après quand ils faisaient le fameux chabrol (Vin qu'on met dans l'assiette quand on a mangé la soupe).

Les accordeurs et les transactions de bétail
Dans le haut du foirail négociants et bouchers suivaient les rangées de gras afin de dépister la marchandise qui leur convenait. Environ 100 paires de bœufs de 6 à 7 ans (1500 à 1650 Kilos). Ensuite c'était les grands attelages. Environ 60 paires de bœufs (de 500 à 1000 Kilos). Plus bas c'était les petits attelages. Environ 50 paires de bœufs (de 250 à 500 Kilos). Le restant du foirail était occupé par les Bourrets, petits veaux limousins, en partie cueillis dans la montagne par les Bourratiers (négociants en veaux). On peut évaluer à 100 le nombre de ces petits veaux limousins. Ils étaient beaux, les bovillons, car les revendeurs les avaient préparés pour la vente – lavés – tondus – brossés. Les acheteurs étaient grisés par une telle présentation.
Le marché s'amorçait par le Bourratier qui disait à l'acheteur (en patois) :
-    N'es pas bravé auquél ?... Augatsau-lou bien, coy une flour...
Je traduis en français.
-   Il est pas beau celui-là ?... Regarde-le bien c'est une fleur.
L'acheteur hésitait, passait la visite à la bête et ensuite il était question de prix. Combien ?... Le vendeur annonçait le prix en pistoles.
Alors commençaient les altercations qui n'étaient pas toujours très douces. C'est là que les accordeurs intervenaient pour terminer le marché... Ils saisissaient le bras du bourratier et celui de l'acheteur et criaient (en patois) :
- Bourr-auqui ! (en français : Tape-là). À force de taper dans les mains, le marché était conclu. Et vendeur, acheteur et accordeur allaient boire le "vinage" (en français : boire et manger).
C'était à la Mayade que le marché se terminait dans une bonne humeur. Acheteurs et vendeurs portaient tous une grande blouse bleue, genre raglan, un chapeau à large bord en feutre et un grand bâton muni d'un aiguillon. La moustache à la Vercingétorix était de règle. Ils avaient aussi une cravate en cordon noir qui se terminait par de petites boules. Ils étaient chaussés de gros souliers ferrés, car les bêtes ne regardaient pas toujours où elles mettaient les pieds. Toutes ces blouses et bâtons qui gesticulaient avec les beuglements des bêtes ça faisait théâtral. Parfois lors de la visite des bêtes pour déceler les tares, on les échappait et c'était la panique générale. Souvent il fallait abattre le fuyard au fusil.
Dans un coin du foirail attendait patiemment le hongreur (nom en patois : "Chaunayre"), avec sa grande blouse noire, son béret basque et sa flûte spéciale qui rappelait le chant du Rossignol. En dehors de la foire il parcourait les campagnes pour offrir ses services aux propriétaires d'animaux.

Les Forains
Une bonne centaine de marchands forains côte à côte, de l'Avenue du Cimetière à l'Avenue de Sainte Anne et de la place de l'Église au champ de foire. Que vendaient-ils ? - Des faux – Des volants – Des faucilles – Des paniers – Des pierres à aiguiser – Des manches de faux (nom en patois : fauchout)– Des chapeaux de paille – Des panamas – Des canotiers – Des sabots – Des souliers – L'outillage pour les artisans – Des jougs avec leurs lanières de cuir (en patois : Jullios) – Des cordes en abondance – Les râteaux et fourches en bois. On se servait très peu de fourches en fer, des accidents étaient survenus au moment des "plongeons" de blé et du dépiquage. Les domestiques ne manquaient pas. Ils agrafaient à leurs chapeaux un épi de seigle ou une plume afin d'être reconnus. Ils étaient blanchis, nourris, logés et recevaient un peu d'argent de poche pour le dimanche.
Toute l'année c'était du porc salé et la farce (en patois : "Faurchauduro") et de grandes soupières de soupe au lard salé et aux haricots blancs. Deux exceptions dans l'année, c'était à Carnaval où on sacrifiait le cochon, et le jour de la fête annuelle de Gignac où le menu était amélioré avec une poule à la soupe. Le vin était très rationné au moment du ravage du phylloxera.
Je ne peux vous énumérer tous les détails des produits forains de l'époque. Je rappelle ici le célèbre marchand de criquelins (gâteaux durs faits avec de la pâte à pain). On remarquait aussi les chanteurs au coin d'une rue, accompagnés par un violoniste ou accordéoniste et qui diffusaient les complaintes d'actualité. Citons aussi quelques Arabes qui portaient leur marchandise sur le dos.
La jeunesse se divertissait dans les bals. Ils venaient rendre visite aux marchands de cerises et de criquelins. La foire de la Saint Jean avait commencé le matin au lever du soleil avec ceux qui conduisaient les bœufs pour la vente. La vague des acheteurs déferlait aux environs de 8 heures. Le foirail était complet et en pleine animation vers 11 heures.
Les femmes avec leurs cabas étaient immobilisées devant les bancs pour leurs achats familiaux. Il y avait aussi le "Caïffa" avec sa petite roulotte à deux roues tractée par deux gros chiens. Il y avait sur la place de l'Église autour du tilleul des femmes qui vendaient la laine et la plume. Quelques trufficulteurs de la région de Lalbenque conduisaient des petits porcs femelles dressées pour le cavage.
Vers 14 heures c'était toute la jeunesse de la commune et des environs qui à pied ou à vélo se rendait à la foire de la Saint Jean. Cette jeunesse profitait très dignement de cette journée de divertissements. Ils avaient peu d'argent, mais il y avait une solidarité. Les plus fortunés, avec courtoisie et sans fanfaronnade, réglaient les petites notes du groupe dans les mayades ou auberges pour les quatre heures. Aussi était-il rare de voir des bagarres sérieuses. La foire se terminait aux environs de quatre heures du matin et Gignac reprenait son calme habituel."

 

Relance des foires
Très vite, après la guerre 1939-1945, les foires déclinent.
Le 7 septembre 1958, le Conseil Municipal décide de réorganiser la foire du 2 janvier avec attribution de primes aux meilleurs éleveurs ovins." Seule ne subsiste que la foire du 25 juin, le 2 janvier n’étant depuis quelque temps qu’un marché de truffes, de gibier, de volailles et de foie gras. Il y aurait lieu de réorganiser ce jour-là la foire des moutons, des agneaux et de quelques bêtes d’élevage."
Cette foire se tiendra sur la nouvelle place le 2 janvier 1959 et le 2 janvier 1960 avant de disparaître définitivement. Quelques photos prises le 2 janvier 1959 :

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Catégorie : L'agriculture d'hier à aujourd'hui -


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