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Une carte postale riche en renseignements sur le Gignac d’avant 1914

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Carte postale n°3 issue d'une série de  6 cartes faites pour la "Draperie, épicerie, tabacs M. Gillet".

La carte postale  numérotée 3 présente une réel intérêt documentaire. Elle fournit quantité d'informations sur le bourg tel qu'il était avant 1914 : tenues vestimentaires des hommes, femmes et enfants, enseignes, boutiques, aspect des maisons, cadre de vie, charrette, et même une pub sur le bouillon KUB ! En interrogeant les Anciens, on a pu obtenir encore plus de renseignements.

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Enveloppe de la boutique Gillet

Marcelin Gillet apparaît sur toutes ces cartes postales en compagnie de Cérou. "On trouvait dans la boutique de Léontine et Marcelin Gillet, outre l’épicerie, des sabots bas avec dessus cuir et des couronnes mortuaires. Ils avaient eu le malheur de perdre leur fils unique, élève de l’E.P.S. de Martel. Marcelin Gillet, bel homme affable, faisait des tournées, porteur de nouvelles, causant un patois Limousin, usant en particulier de l’expression "ditza". Il portait dans sa petite camionnette blanche, outre l’épicerie et du pétrole, un rouleau de finette pour les mémés ou de percale pour les jeunes."  (témoignage recueilli auprès d’une ancienne institutrice née à Gignac)

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18 habitants du bourg posent pour le photographe
    
  1    Charles Laval
  2    Cérou, négociant en bois (face à l'actuelle salle des fêtes)
  3    Yvonne Gary, fille du facteur-receveur
  4    Rose Montfort, fille cadette de Montfort de Saint-Bonnet
  5    Albanie Arliguie, fille de Clément (Sainte-Anne)
  6    Julia Veder
  7    Suzanne Simon (la fillette)
  8     ?
  9    Mme Gary, femme du facteur-receveur
10    Berthe Delpy, femme de l’horloger-cafetier-facteur
11    La fillette ?
12    Hélène Lalle, épouse du maréchal-ferrant
13    Louise Villepontoux
14    Justin Faurel et son chien (né en 1901)
15    Jean Faurel né en 1905
16    L’épicier Marcelin Gillet
17    Enfant, de dos, non identifié (sans doute le fils de Marcelin Gilet, mort jeune dans les années 1920)
18    Le facteur-horloger-cafetier Delpy

Photo réalisée après l'élargissement de la rue principale (la "traverse" réalisée en 1910 : plus d'infos en cliquant sur ce lien)
Avec l'apparition des premières voitures, le Conseil municipal avait jugé nécessaire d'élargir la rue (en coupant ou détruisant des maisons) et en construisant des trottoirs pour la sécurité des piétons. Caniveaux à ciel ouvert pour les eaux pluviales et ménagères qui étaient dirigées dans le lac de Sainte-Anne.
La maison Lasfargues était encore parfaitement conservée. On voit bien la coiffe couverte de lauzes et la grande cheminée du cantou situé dans  la salle haute (et secrète ?) de la tour, petite salle à laquelle on accédait par le grenier du corps principal du logis. Remarquer aussi la cheminée Renaissance du logis principal.

Signalétique
Les 2 genévriers à l’horizontale indiquent la présence d’un restaurant.
La queue de cheval suspendue au balcon signale la boutique du coiffeur.

Hôtel du Centre
La famille Chassaing tenait un hôtel-café-épicerie au centre du bourg. Avec l’arrivée du chemin de fer et la gare de voyageurs Gignac-Cressensac, M. Chassaing avait ajouté à ses activités commerciales une corde supplémentaire : le transport des voyageurs en calèche entre le bourg et la gare (tirée par deux chevaux).

La halle  
Les artisans installés sous la Halle : le boucher-charcutier, les rétameurs, des marchands ambulants et le bouilleur de cru. La halle servait également d’abattoir.
Le bouilleur de cru  
Louis Pestourie s’inscrit au Registre du Commerce comme fabricant d’alcool le 1er septembre 1909. Mais il exerçait cette activité depuis déjà quelques mois. Le 11 septembre 1908 il déclare être bouilleur ambulant et posséder des appareils propres à la distillation d’eaux-de-vie ou d’esprits, à alimentation non continue, avec chauffe-vin, colonne à distiller et organe rectificateur (contenance totale : 10 litres). Il pouvait distiller par 24 heures 500 litres environ de liquide fermenté.
Le 17 septembre 1916 le Conseil Municipal  décide que la Halle sera mise à la disposition des bouilleurs de cru pour y distiller leurs produits.
Le 30 novembre 1917 le bouilleur de cru  qui distille dans la commune de Gignac se plaint de ce que le local désigné par le Conseil Municipal en sa délibération du 17 sept 1916 est défectueux, qu’il y aurait lieu en conséquence pour la bonne marche de cette distillation de désigner un autre local à l’abri du vent pour que l’appareil de distillation puisse fonctionner normalement.
Le Conseil Municipal désigne alors comme local de distillation "la maison que M. Antoine Delpy possède à Gignac route de Salignac et qui est actuellement inoccupée."
L'abattoir-boucherie
« On y débitait des bœufs. Le père Marquet (Baptiste Roussel) attachait un morceau de fer sur la tête et avec une masse : Boum ! le bœuf tombait. Ensuite on le saignait, le sang coulait dans la rue qui descend à Sainte-Anne, il n’y avait pas de tout-à-l’égout » . (témoignage d’Urbain Jarnolles de Vielfour)
"Quand ils abattaient des bœufs accidentés, ils les tuaient là. C’était le père Marquet qui les tuait là. Ils saignaient là, le sang coulait jusqu’à Sainte-Anne. Après ils ont monté une bascule. C’était Marie Pouch qui s’en occupait. » (Témoignage de Ferdinand Vergnes du Masset)
Les rétameurs
"Sous la halle y avait aussi les rétameurs pour rétamer les cuillères et les fourchettes".
(Témoignage de Ferdinand Vergnes du Masset)

Deux personnages pittoresques
Mme Lasfargues
C’était une dame qui habitait sur la place et elle avait une maison entourée de grands murs. Elle avait des poules et elle leur parlait comme si ça avait été des chiens. Elle avait un tas de fumier comme tout le monde, et petit jardin avec de la terre.  Elle défendait à ses poules d’aller gratter la terre, mais les poules n’en faisaient qu’à leur tête. Elle prenait une poule, elle la mettait sous son bras et elle leur donnait la fessée.(témoignage de Fernande Mourlhou)
Julia Verder
On l’appelait la Vederne. Elle était très brave et elle habitait à côté de chez mes parents, c’est-à-dire dans l’impasse à côté de la forge du maréchal-ferrant. Mes parents, comme nous étions nombreux, mettaient une table l’été dehors, et on mangeait dehors. On tenait de la place. Elle ne supportait pas qu’on soit comme ça dans la rue. Elle montait en bougonnant. Mon père faisait : « oh Julia… » Alors elle partait et revenait un bon moment après avec un tas de fagots qu’elle traînait tout le long de la route pour nous faire partir. C’était un jeu. (témoignage de Fernande Mourlhou)

Et la publicité sur le bouillon KUB : une plaque émaillée sur l'un des piliers de la halle, et un second à gauche de la porte d'entrée de l'épicier Chassaing (regardez bien, sous le balcon). En 1908, le Suisse Julius Maggi avait commencé sa commercialisation de bouillon dans sa forme de cube, produit déshydraté. On trouvait des panneaux  Bouillon KUB sur des angles de maisons à des carrefours, partout en France. Ce cube de bouillon de viande concentrée avait été inventé à la fin du XIXe siècle. Cette « idée de génie », pour reprendre le slogan de la firme Maggi, connaît d'abord un succès exceptionnel. En 1889, à l'Exposition universelle de Paris, il est classé « hors concours » et qualifié de « comble de l'art culinaire ». A l'Exposition universelle de 1900, Maggi, qui est alors fournisseur officiel de l'armée française, offre à tous les visiteurs un bol de bouillon chaud à base d'extrait de viande. Bon marché (« 10 centimes pour un litre de bouillon » rappellent les publicités de l'époque) et nourrissant, le bouillon KUB devient rapidement l'un des best-sellers des cuisines de France et de Navarre.

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Date de création : 23/08/2020 13:31
Catégorie : Démographie -

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