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La chasse, une passion et un loisir traditionnel

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Gignac - Le jour de l'ouverture de la chasse en 1964

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Ferdinand Vergnes (vers 1972)

SAINT-HUBERT GIGNACOISE
Une association ancrée dans le patrimoine local
- par bibliothèque le 07/06/2015

Le 6 juin 2015 a été inauguré le nouveau lieu de vie de la plus ancienne association de Gignac, l'occasion de se pencher sur cette asso qui a beaucoup évolué pendant ses 60 années d'existence.
"La saint-Hubert Gignacoise" a été créée en 1952 et déclarée officiellement en 1954. Elle regroupait tous les chasseurs de la commune, y compris ceux qui chassaient sans permis. En effet les plus anciens avaient pris l'habitude de chasser sans permis et de braconner à tout va. Les gendarmes à cheval les recherchaient et les poursuivaient jusque dans les années 50. Le premier président a été André Doublen (pendant environ 25 ans). Lucien Vergne lui a succédé, puis Marcel Delpech. Le 4e président a été Pierre Vayssié, de 1989 à 2011.
Au cours des ans la pratique de la chasse a beaucoup évolué, le nombre de pratiquants en particulier diminue régulièrement. En 1989, il y avait encore 154 permis, et cette année il n'y a que 51 chasseurs (y compris les chasseurs invités). Très peu de jeunes
passent le permis de chasser, conséquence d'une évolution des mentalités et des loisirs. Il y a 60 ans les loisirs étaient rares : les fêtes votives, les bals du samedi soir, la chasse et les repas de famille qui étaient organisés le jour de l'ouverture.
Dans les années 50, les lièvres étaient particulièrement nombreux (en une saison chaque chasseur pouvait tuer 15 à 20 lièvres). Alors on ne chassait pas la bécasse, mais les grives et les perdreaux, très nombreux. La foire du 2 janvier était très fréquentée : on y apportait les truffes, mais aussi le gibier, en particulier grives et lièvres. Pas de chasse au sanglier, pas de chasse au chevreuil, pas de chasse au cerf. En 1989 il était accordé à l'association trois bracelets pour le chevreuil, aujourd'hui 50 !
Au cours des années 90, de nouvelles pratiques apparaissent, en particulier battues au chevreuil, au sanglier et même aux corbeaux avec utilisation de cages spécifiques, élevage de lapins de garenne qui, après vaccination, étaient relâchés dans la nature (jusqu'à 120 lapins relâchés par an) et
aménagement d'un local près l'atelier municipal.
Deux autres associations de chasseurs ont été créées dans le Sud de la commune, l'association des trois villages et une association qui regroupe les chasseurs de Falsemoyer et des environs.

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Les passages pour lièvres (en occitan Pas de lèbres)

Nos anciens avaient aménagé à la base des murs quelques passages pour petits animaux, en particulier pour les lièvres. Il en existe encore deux, parfaitement conservés, entre le Pech des Ioules et La Blénie, à proximité immédiate d’une cabane (le chasseur attendait dans la cabane l’arrivée du gibier…).

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Pas de lèbre (passage pour lièvre dans un mur entre le Pech des Ioules et La Blénie)    

Les clapiers, des refuges-pièges pour les lapins de garenne

Les chasseurs, jusque dans les années 1960, construisaient des "clapiers" et entretenaient les "anciens clapiers". De quoi s'agissait-il ? De tas de pierres aménagés. Des trous permettaient aux lapins de se réfugier dans ces petites constructions, en général construites à la base d'un mur. Aujourd'hui ces clapiers sont abandonnés, souvent recouverts par la végétation. Jadis ils étaient utilisés par les braconniers qui introduisaient un furet alors qu'un filet était tendu devant l'autre sortie du boyau. Le lapin se retrouvait prisonnier dans le filet.

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L'une des entrées du clapier

En 2011, une invasion de lapins dans les talus de l'autoroute

Publié le 27/01/2011 à 08:19 , mis à jour à 13:58
Il est 19 heures. Il fait déjà nuit et dans le faisceau des phares de la voiture le conducteur aperçoit des centaines de points rouges. Ce sont les yeux des lapins qui ont envahi les talus de l'A 20 au niveau des Genestes et des Fraux, entre l'échangeur de Martel et le pont de Cuzance. En 10 ans, depuis l'ouverture de l'autoroute, ils se sont multipliés derrière les grillages de protection de l'autoroute. Les exploitants agricoles se lamentent. « Ils causent beaucoup de dégâts aux récoltes, explique Jean Delbut, un riverain de l'autoroute. Mon orge a été détruit à 100 %, et les prés sont constamment dévorés par cette multitude de lapins. » Il y a bien eu des essais de destruction par furetage sous le contrôle de la société des autoroutes et de la fédération des chasseurs, mais ces tentatives se sont révélées infructueuses, seulement quelques dizaines de lapins attrapés. « Il n'y a pas d'indemnités pour les agriculteurs parce qu'il s'agit de petit gibier, regrette Jean Delbut. Il faut absolument que les autorités concernées se mettent autour d'une table pour réfléchir à ce fléau et résoudre le problème. » En attendant les lapins vont continuer à narguer les agriculteurs et les chasseurs Gignacois en grattant et en creusant de nouveaux terriers sous l'A 20.

Mais en 2020, le lapin de garenne est devenue une espèce menacée de disparition

L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature a classé, fin 2017, le lapin de garenne comme une espèce quasi menacée. Le lapin de garenne fait donc son entrée sur cette liste rouge. Cette disparition s'expliquerait par la disparition de l'habitat naturel du lapin. Les maladies comme le VHD ou la myxomatose ont également un impact et elles viennent «achever» des populations fragilisées par la disparition des lieux d'habitation du lapin comme les garennes. L'utilisation de parcelles agricoles toujours plus grandes est une des raisons de la disparition d'habitats pour les lapins. À partir des années 50 et avec la métamorphose du monde agricole, les clapiers et les garennes ne sont plus entretenus. Le problème de la disparition du lapin en engendre d'autres puisque c'est une espèce «fourrage». Cela signifie que le lapin est à la base de nombreux régimes alimentaires pour d'autres animaux comme l'aigle de Bonelli, le hibou Grand Duc ou le lynx ibérique. Il manque un maillon essentiel de la chaîne écologique et cela perturbe tout l'écosystème.

Au contraire, marcassins et chevreuils prolifèrent

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Empreintes dans la neige
Les chevreuils sont devenus très nombreux et provoquent des accidents

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Ici à Lavalette en 2020

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Catégorie : Fêtes et loisirs d'hier à aujourd'hui -


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