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Conscrits et Conseil de révision

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Avec la création de la conscription est apparue un peu partout en France une tradition durant laquelle les jeunes gens de chaque commune se réunissaient et faisaient la fête, avant de partir à l'Armée. Cette tradition marquait en quelque sorte l'entrée dans le monde adulte. La professionnalisation des Armées a mis fin à beaucoup de fêtes de conscrits.
A Gignac, les jeunes ayant atteint l’âge de faire le service militaire devaient subir une visite médicale d’aptitude à Souillac. Un rituel bien particulier et qui fait aujourd’hui sourire. Jugez plutôt ! La scène se passait dans la grande salle de l'ancienne église Saint-Martin.  Les jeunes du canton étaient convoqués pour être mesurés, pesés, observés dans le détail : dentition, vue, infirmités diverses, ceci devant un médecin militaire avec les gendarmes pour assesseurs, le conseiller général et tous les maires du canton. Ils étaient assis  derrière une  grande table, alignés pour ne rien manquer du spectacle qui se déroulait sous leurs yeux. Mais le plus surprenant est que les garçons défilaient en tenue d’Adam.
Tout d’abord, la toise; après venait le poids, puis c’était la visite pour la vue et le contrôle de l’audition. Devant le médecin-major, tout y passait : le blanc des yeux, la dentition, les réflexes jugés à la réaction au coup sur les genoux, les pieds : les pieds plats étaient inaptes à la marche.
Et ainsi ils allaient de visite en visite, les bras ballants ou croisés sur la poitrine ou dans le dos, la tête haute et le regard droit, Le "Ouf ! " de soulagement ne venait que lorsque la mention "Bon pour le service" était décernée. Il ne restait plus qu’à acheter des médailles, cocarde tricolore, colifichets et le fameux “Bon pour les filles”. C’était l’occasion ensuite de « faire la fête ».

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Le conseil de révision par Pierre-Georges Jeanniot (1848-1934)
fin du XIXe siècle, Musée des Beaux-Arts de Pau

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Exemple de diplôme fantaisiste (Gignac, 1926)
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Conseil de révision 1924

Accroupi : André Doublen

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Conseil de révision vers 1925

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Conseil de révision du 19 mai 1932

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Conseil de révision de la classe 1955

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Devant la Vieille Halle transformée en salle des fêtes à la Libération
et installés sur la bascule publique,
les 5 jeunes de Gignac de la classe 1963
lors du Conseil de révision du 17 mars 1962
, deux jours avant les accords d'Evian
qui marquent l'arrêt des hostilités entre les autorités officielles de la France et de l'Algérie.
Deux d'entre eux feront leur service militaire en Algérie.

Soldats en Algérie, ils obtiennent leur carte d’ancien combattant… 57 ans après !
Un décret de décembre 2018 permet aux militaires envoyés en Algérie entre 1962 et 1964 de bénéficier depuis janvier 2019 des avantages de la carte de Combattant. Ils sont 49 819 encore en vie, selon un complexe comptage réalisé par les services de la Défense. Or, jusque-là, toutes les demandes d'extension du bénéfice de la carte à ces militaires avaient été rejetées. Motif avancé par les gouvernements successifs : « Ce n'était plus en temps de guerre », explique-t-on au cabinet de la secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Geneviève Darrieussecq. Concrétisant la promesse de campagne du candidat Macron de remédier à cette injustice, elle a signé le 12 décembre 2018 un décret permettant à ces appelés ayant contribué au maintien de la sécurité en Algérie pendant au moins 120 jours après l'indépendance d'obtenir enfin la carte de "Combattant" et avec elle, la reconnaissance nationale.

Les titulaires de la carte d'anciens combattants ont droit à plusieurs avantages non négligeables. Certains sont symboliques comme le fait que la famille soit officiellement autorisée, lors de ses obsèques, à couvrir le cercueil d'un drap tricolore. De même, ces anciens soldats se voient décerner la croix du combattant.
Mais d'autres avantages se mesurent en espèces sonnantes et trébuchantes. Ainsi, les titulaires de la carte d'ancien combattant ont le droit à la « retraite du combattant » qui s'élève à 751,40 euros par an et qui se cumule avec une pension de retraite professionnelle. Un détail : elle n'est pas cessible aux héritiers dans la succession du défunt.
Autre avantage, les anciens combattants bénéficient d'une demi-part d'impôt sur le revenu à partir de 74 ans. Ils ont aussi accès aux services et aides sociales de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Enfin, ils ont droit à la constitution par capitalisation d'une retraite mutualiste majorée par l'État de 12 à 60 % selon les cas.

La classe

Tous ceux qui avaient 20 ans dans l'année, garçons et filles, organisaient la fête votive fin juin, le dimanche qui suivait la Saint-Jean. L'église étant placée sous le double vocable de Saint Martin et de Saint Jean, il y avait le 11 novembre, jour de la Saint Martin, une des plus importantes foires de Gignac.

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La classe 1950 le jour de la Saint-Jean

De cette période il nous reste une histoire, une histoire savoureuse : "Madagascar".

Cliquer sur ce lien pour la lire dans le texte original en langue d'oc, ou pour lire la traduction en langue française

L'HISTOIRE  D’ALINE

Aline Delpech avait un don particulier pour raconter des histoires qu’elle revivait véritablement. Elle avait pris l’habitude de les noter consciencieusement sur un cahier d’écolier, tantôt en français (avec la mention "Il faut la dire en patois"), tantôt en français ou en occitan phonétique.
Voici une histoire concernant le Conseil de révision en occitan, suivie de la traduction en français.

CONSELH DE REVISION
Un jeune vai passar son conselh de revision. Vos, las femnas, connéissetz pas aquò, mas vos los òmes savetz ben coma quò se passa. Voliá pas far lo regiment, mas li troberen ren. Torna chas el, mas lo lendeman torna veire lo major :
- Mossur lo major, aqueste matin m’avetz ren trobat, mas li vesi pas ben.
- Ò ! li veses pas ben ? e ben passa dins aquela peça.
I aviá un bel tableu emb de las letras coma aquò.
- Alòrs, mon garçon, veses ben aquelas letras sus lo tableu ?
- I a un tableu ? Lo vesi pas, mossur lo major.
- E lo mur, mon garçon ? I a un mur, lo veses pas ?
- Non, vesi pas lo mur.
Reformat còp sec, torna chas el ben uros, minja ben e l’apres-miegjorn vai al cinema.
A la pausa, se leva e vai veire si troba quauque companhon en estuflant. Quand torna s’assietar, realiza que i a a costat d’el lo major que li faguet passar lo conselh de revision lo matin. Anedonc se ditz : vai me reconéisser. Que vai pensar de ieu ? Alòrs se torna vers el :
- Pardon, madame, je suis bien dans l’autobus de Montauban ?

CONSEIL DE RÉVISION
Un jeune homme va passer son conseil de révision. Vous les femmes, vous connaissez pas ça, mais les hommes, vous, vous savez bien comment ça se passe. Il ne voulait pas faire de régiment, mais ils ne lui trouvent rien. Alors il revient chez lui.
Mais le lendemain il revient voir le major.
- Monsieur le major, vous ne m’avez rien trouvé, mais j’y vois pas beaucoup.
- Ah ? Tu n’y vois pas beaucoup ? Alors passe dans cette pièce.
Il y avait un grand tableau avec de grandes lettres comme ça.
- Alors mon garçon, tu vois bien ces lettres sur le tableau ?
- Il y a un tableau ? Je le vois pas, monsieur le major.
- Et le mur, mon garçon, il y a un mur, tu ne le vois pas ?
- Non, je vois pas le mur.
Réformé sur-le-champ, il revient chez lui tout heureux, mange bien et, l’après-midi, va au cinéma.
A l’entr’acte il se lève et va voir s’il trouve quelque copain, en sifflotant. Quand il revient s’asseoir, il s’aperçoit qu’il y a à côté de lui le major qui lui a fait passer le conseil de révision. Alors il se dit : il va me reconnaître. Qu’est-ce qu’il va penser de moi ? Il se penche alors vers lui :
- Pardon, madame, je suis bien dans l’autobus de Montauban ?


Date de création : 01/08/2020 19:52
Catégorie : Fêtes et loisirs d'hier à aujourd'hui -

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