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Curiosités architecturales

05 imagette.JPG Sculpture de l'église de Saint-Bonnet
Modillon de l'abside (corbeau sculpté)
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Péché capital illustré : la luxure

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Frank Pozveck originaire de Slovénie

8/8 CES GIGNACOIS QUI VIENNENT D'AILLEURS

Il n’y a pas plus Gignacois qu’eux.

Dernier volet de notre série "Ces Gignacois venus d’ailleurs". Nous avions commencé cette série avec l’arrivée d’un immigré italien à la fin du 19e siècle et nous allons la clore avec l’installation à Gignac de deux Yougoslaves.
Arrivé en 1936 pour être ouvrier agricole, Gunter , 18 ans, est resté à Sireyjol jusqu’en 1945, date à laquelle il est revenu dans son pays natal, la Yougoslavie. Il possédait un appareil photo et du matériel pour le tirage des photos. Grâce à lui il existe des photos faites à Sireyjol et à Gignac, par exemple une photo de l’équipe de football "Les lions du Haut Quercy" réalisée en 1941. Il est revenu une fois à Gignac dans les années 70, et deux de ses amis Gignacois sont allés chez lui dans les années 60.
                    

foot1941.jpg
Les Lions du Haut Quercy
Photo réalisée et tirée par Gunter en 1941

De gauche à droite, au deuxième rang : Gaston Pestourie arbitre, Fernand Bonneval, Jean-Louis Négret, Roger jauberthou,
Roger Pestourie capitaine, Paul Gauchet, Gabriel Mourlhou, François Orchassal président

Au premier rang : André Bonneval, Georges Arliguie, Roger Paillet, Pierre Dandurand, Gérard Chapelle
                    

Mais nous nous attarderons sur le cas du deuxième Yougoslave dont vous connaissez les descendants. Il n’y a pas plus Gignacois qu’eux.
En 1930 la famille Servantie des Genestes demande à un organisme officiel un ouvrier agricole. Et c’est un jeune homme de 17 ans qui arrive avec ses deux sœurs en gare de Gignac en 1931, Franck Pozveck. Originaire de Kuplinik, il ne parle pas un mot de français. "Franck est resté chez nous 17 ans et il a appris l’occitan très vite, se rappelle Simone Champagnac. Il parlait bien mieux en patois qu’en français." Simone se souvient d’un jeune "adroit, souple, qui ne faisait pas de bruit. Il recevait peu de nouvelles de son pays : il ne se livrait pas, n’en parlait pas. Sa seconde famille, ça a été nous". Comme il n’avait que 17 ans, son père l’avait vieilli d’un an pour qu’il puisse venir en France.
                

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Frank Pozveck et, à droite, sa carte d’alimentation (1945, Archives municipales)
                    

Il a ensuite travaillé chez les Faurel de Lhom où il a connu Denise qu’il épouse en 1949 (photo ci-dessous).
                  

Franck Pozveck 3.jpg
              

Le nouveau couple a d’abord habité à La Cisque avant d’être adopté par la famille Barre de Teyssilhac. Les Barre n’avaient pas d’enfant, ils l’avaient côtoyé au travail ou lors de veillées. De 1947 à 1951 ce natif de Kuplinik, un village proche de Ljubljana en en Slovénie, a d'abord travaillé dans la maçonnerie comme tâcheron, en particulier avec Fernand Laval de La Sotte. Puis il a repris la ferme de Teyssilhac. "Il avait un caractère en or. Il était toujours content et n’avait que des amis", se souvient son fils aîné. Il est revenu une seule fois dans sa famille en 1979 avec son fils cadet. Il avait 65 ans et il a entendu parler sa langue natale pour la première fois depuis 1930. Les mots sont remontés dans sa mémoire et au bout de trois jours il comprenait ce qu’on lui disait. Il a retrouvé les lieux de son enfance, le puits près duquel il s’amusait quand il était enfant, l’école qu’il avait fréquentée. Aucune nostalgie particulière. Sa vie était ailleurs, à Gignac où il est décédé en 2001.
                

Franck Pozveck 2.jpg
Franck Pozveck s’est assis sur les marches de l'école où il était allé enfant


Date de création : 30/07/2020 08:05
Catégorie : -

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