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Curiosités architecturales

04 bouc.JPG Sculpture de l'église de Saint-Bonnet
Modillon de l'abside (corbeau sculpté)
Tête de bouc
Péché capital illustré : la luxure

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Marius Guglielmone Mort pour la France

1/8 CES GIGNACOIS VENUS D'AILLEURS

Mort pour la France

Ils s’appellent Bouwman, Marvin, Hiep, Brenner, Butterfield, Clinch, Guntenaar, Jenssens, Lewis Jones, Newby, Reeve, Vaes, Cals… Des noms qui fleurent bon la Hollande, l’Angleterre, la Belgique ou l’Allemagne. Et pourtant ils sont Gignacois, des Gignacois venus récemment des pays du Nord de l’Europe pour s’installer à Gignac, de manière temporaire ou parfois définitive. Souvent nous les côtoyons sans vraiment les connaître. Coups de projecteur sur ces dizaines de familles que les hasards de la vie ont conduit chez nous et qui ont eu le coup de foudre pour Gignac. Ils aiment notre territoire et ont pris racine chez nous en adoptant parfois nos usages, en conservant les leurs, formant ainsi une nouvelle sorte de Gignacois. Pour mieux les connaître, je suis allé à la rencontre de plusieurs de ces familles représentatives, je crois, de l’ensemble de ces nouveaux venus. Au cours de ces reportages elles parlent d’elles, de leurs surprises, de leurs découvertes, toujours de leur affection pour Gignac.
    Cette arrivée de familles venues du Nord de l’Europe n’est pas un événement nouveau. Au cours des décennies précédentes c’était des familles venues du Sud de l’Europe qui s’étaient installées chez nous, Portugal, Espagne, Italie ou encore Yougoslavie, Algérie, fuyant une situation difficile dans leur propre pays. Dans les archives on découvre que de nombreuses familles se sont installées à Gignac pendant la période 1940-1945, les familles Sanchez et Sirola venues d’Espagne, Moralès venue d’Espagne via l’ Algérie, Golomb et Hercovichi, de Rossiény en Lithuanie, Stimback, Haffa dont le fils Ali, tirailleur algérien, sera arrêté à la frontière espagnole et envoyé à Buchenwald en 1943. La liste est loin d’être exhaustive.


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 Cartes d\'alimentation (1945)

Gignac a été depuis 150 ans une terre ouverte qui a accueilli des hommes et des femmes venus de tous horizons. Je tiens à évoquer le souvenir de deux de ces familles pour ouvrir et pour clore cette série d’articles.

Marius Guglielmone  "Mort pour la France"

Les anciens Gignacois emploient encore aujourd’hui l’expression "dans les tournants de chez Guglielmone" pour désigner les virages sur la route de Cressensac, près de la gare. La famille Guglielmone s’était installée là, dans cette maison blottie au cœur du vallon. Lors de la construction de la ligne de chemin de fer, de 1882 à 1888, des centaines d’ouvriers viennent s’installer provisoirement sur la commune pendant la durée des travaux. Gignac comptait alors 1897 habitants. Plusieurs de ces familles sont restées définitivement à Gignac, dont la famille italienne Guglielmone. Le père, Pietro Guglielmone, était chef de chantier et habitait à Sireyjol où sont nés deux de ses enfants. Après la fin des travaux, Pietro Guglielmone est devenu aubergiste à La Blénie. Parmi ses descendants un certain Marius Guglielmone dont le nom figure sur le Monument aux Morts. Comme ce Marius Guglielmone avait conservé la nationalité italienne, son nom n’est pas archivé dans les fiches du Ministère des Anciens Combattants et la mention "Mort pour la France" ne lui a jamais été attribuée officiellement. Seule la commune de Gignac a été reconnaissante en inscrivant son nom sur le Monument aux Morts de Gignac.

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Monument aux Morts de Gignac


Date de création : 30/07/2020 08:01
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