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L'église-forteresse de Gignac

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L'ÉGLISE-forteresse DE GIGNAC

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Classée Monument Historique en mai 2004
Dédiée à Saint Martin et Saint Jean-Baptiste, l'église de la paroisse de Gignac a été édifiée au XIIème siècle, sur une base antérieure (cette paroisse a été fondée à l'époque carolingienne).
Victime de la guerre de Cent Ans, puis des guerres de religion, cette église, qui a été incendiée au XVIIe s, a connu des modifications importantes au XIVème siècle, au XVème siècle et au début du XVIIIe siècle. De l'époque Romane il reste les deux chapelles, le chœur, le portail d'entrée et la tour de guet aujourd'hui transformée en clocher.
Devant l'autel ancien, la sculpture représentant la Cène vient de l'abbaye d'Aubazine (don datant de 1790). Le retable est du XVIIIème siècle. L'une des toiles peintes est répertoriée: elle représente le Baptême de Jésus.
Les tableaux représentant Saint Martin, Saint Louis et Saint Jean-Baptiste, les statues de Pierre et Paul, une cloche sont également classés à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

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Le donjon devenu clocher en 1987

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Le clocher (1714-1715)

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Chapelle Saint Jean-Baptiste

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Chapelle Sainte Marie

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Chapiteau XIe siècle

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Le retable (XVIIIe s) est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. En 2010 il a entièrement été restauré, ainsi que les deux grandes statues de Pierre et Paul.

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Transport des statues dans l'atelier du restaurateur près de Cahors

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Pierre et Paul ont retrouvé une nouvelle jeunesse

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Antependium : La Cène, tableau sculpté (bois de noyer)
Tableau de l'abbaye d'Obazine offert en 1790 par Pierre Cérou à la paroisse de Gignac

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Des éléments d’architecture militaire

L’insécurité à différentes époques, en particulier au XIVe et au XVe siècle, a entraîné la mise en défense de l’église devenue une sorte de donjon villageois (comme à Estivals, Nadaillac et Paulin). Sans doute y a-t-il eu aussi construction d’enceintes et de fortifications dont il reste peu d’éléments, mais qu’on retrouve à Nadaillac autour de l’église.
Dès le XIVème siècle, une tour massive a pris appui sur le choeur de l’église, si bien qu’elle n’est pas carrée, comme les autres tours de la Vicomté de Turenne, ni séparée de l’église, comme à Chavagnac, par exemple. Elle comporte deux angles rentrants, côté Ouest, et deux pans coupés à l’intérieur. On estime la hauteur de la tour (sans le toit) à environ 23 mètres, côté place.
Au moment de la Guerre de Cent Ans, cette tour "carrée" a été surélevée, comme le montre l’appareillage extérieur. La partie la plus ancienne, jusqu’au niveau des larmiers , se caractérise par un bâti régulier, alors que la partie supérieure est constituée de pierres plus petites et irrégulières.
La partie haute est constituée de créneaux et merlons caractéristiques de l’architecture militaire. Cette tour n’était pas surmontée d’un toit. L’accès au premier niveau se fait par un escalier en colimaçon accolé au mur Nord. On accédait ensuite au sommet par des échelles de bois. Il existe encore une bretèche au-dessus de la voûte qui surmonte le chœur.

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Tour donjon (1970) - épaisseur des murs à la base : 130 cm  

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L’escalier qui conduit au premier niveau de la tour

Il existe encore quatre larmiers, deux sur le côté sud et deux sur le côté nord. Ce sont ces pierres disposées en saillie qui préservaient de la pluie grâce, à une petite rainure destinée à faire tomber directement sur le sol les filets d’eau.

Réfection après effondrement
A la suite d’un effondrement et/ou d’un incendie, la partie Ouest de l’église a été largement remaniée au XVIème et début XVIIIème siècle et dotée d’un nouveau clocher (cloche datée 1522 inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques).
Les voûtes en pierre n’ont pas été refaites, les arcades ont été supprimées et remplacées par la grande arcade actuelle. Les plafonds ont été refaits en bois et recouverts d’un enduit blanc.
La tour Ouest a été surélevée à plusieurs reprises, comme le montrent les divers appareillages qui se superposent. La dernière surélévation date du début du XVIIIe siècle. Le toit est alors surmonté d’un élégant clocheton.
Une horloge  a été installée en 1715. Elle a fonctionné jusqu’au début du XXe siècle. Lors du transfert des cloches dans la tour de défense, en 1987, elle a été offerte au musée campanaire de L’Isle-Jourdain (Gers). On peut encore voir le bâti extérieur à droite du mur-clocher et la charpente qui la supportait à l’intérieur.
Archives Municipales : "Titre de 1716 entre le Sieur Delpy et les habitants de la commune de Gignac. Aujourd’hui 22 mars 1716, au lieu de Gignac en Quercy, Vicomté de Turenne, dans la place publique du dit-lieu, à l’issue de la messe jour de dimanche, au son de la grande cloche, régnant le roi Louis, de par-devant nous, soussigné…"  Suivent 48 noms et prénoms : "faisant la majeure partie du-dit bourg, ci-assemblés" qui délèguent au Sieur Jean Delpy le pouvoir d’entretenir ou régler l’horloge. En contrepartie il encaissera les droits de places les jours de foire et de marché. Ce Jean Delpy avait contribué à la construction et à l’achat de l’horloge de l’église lors des travaux réalisés à l’église en 1714-1715.

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Les différents appareillages vus de l’intérieur
(réfection du versant Sud du toit, novembre 2004)

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Bretèche au-dessus de la voûte qui surmonte le chœur.
Elle donnait avant le XVIIe s sur l'extérieur, au-dessus du toit central en lauzes de l'église primitive

 

Pour en savoir plus : Brochure "Les édifices religieux de Gignac Lot" disponible à la bibliothèque


Date de création : 24/07/2020 15:12
Catégorie : Un patrimoine sauvegardé -

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