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L'école des Soeurs

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L'école des Soeurs de Gignac

Création en 1821
L’école religieuse de Gignac a été fondée en 1821 par le curé de la paroisse de Gignac, l’abbé Lafaurie. Grâce aux premières religieuses formées à Vaylats, Gignac devient la première filiale du couvent de Vaylats.

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Le couvent de Vaylats, siège de la Congrégation des Filles de Jésus

L’école est totalement gratuite pour les plus démunis (la nourriture et l’entretien sont fournis par les paroissiens),  une modeste rétribution est demandée aux  parents aisés. La directrice, Soeur Euphrasie Delcros, est aidée par quatre religieuses dont Sœur Dorothée Moncoutie, Soeur Marie-Françoise (Marie Grandou, née à Sarrazac) et Sœur Gertrude (Rose Lacassagne).

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En 1821, l’école s’est installée dans ce manoir.
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L’école des Sœurs, route de Nadaillac
A remarquer : le clocheton et le préau, au fond, à gauche.

L’école est ensuite déplacée dans l’immeuble situé route de Nadaillac, à droite (actuelle mairie). Le clocheton, le préau (aujourd'hui salle communale) et le mur d’enceinte en pierre sèche ont aujourd’hui disparu. La salle des fêtes a été installée en 1980-1981 dans le jardin de l'école religieuse.
L’école de Gignac est la deuxième école congréganiste ouverte dans le département, après celle de Vaylats. La Congrégation de Vaylats ouvre 113 écoles entre 1820 et 1914. A cette époque, la scolarisation des filles dans le canton de Souillac est de l’ordre de 25 %.
Les buts de la nouvelle école sont clairement affichés : distribuer aux enfants l'instruction primaire, leur enseigner la religion, assurer le catéchisme le dimanche. Les Sœurs de la Compagnie de Jésus ne se contentent pas de faire la classe à des enfants. De grandes filles demandent à assister à leurs leçons sans craindre de se trouver avec les enfants, écrit le curé de Gignac à son ami l’abbé Liausu.

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L’abbé Liausu

Le dimanche, entre les deux messes, ou à l’issue des vêpres, les mères de famille et toutes les femmes de la paroisse sont elles aussi invitées au Couvent qui devient un lieu d’évangélisation plus large. C’est Sœur Dorothée qui se charge de ces causeries familières qui tournent bientôt en véritables instructions. Facilité de parole, justesse d’expression se conjuguent chez elle avec l’ardeur de la conviction. On vient en foule. Même les hommes, bien qu’ils ne soient pas invités, sont là qui écoutent aux portes et aux fenêtres.

A l’église, le dimanche soir, des réunions de prière sont très suivies. Les Sœurs chantent les cantiques à l’église, s’occupent de l’ornementation des autels et, à la demande du curé Lafaurie, préparent à la réception des Sacrements. Nos bonnes Sœurs font toujours le plus grand bien parmi nous ; les progrès réalisés ne font que croître et s’affermir…. Les fêtes de Noël m’ont apporté beaucoup de travail. Je n’aurais pu y suffire sans les religieuses qui savent si bien préparer les âmes. (…...) Quelles belles fêtes nous avons eues ! Quels beaux et touchants cantiques ! Comme je vous remercie de m’avoir envoyé des missionnaires qui travaillent si bien à procurer la gloire de Dieu ! écrit l’abbé Lafaurie.

Une pépinière de religieuses
Gignac va devenir une pépinière de religieuses. De nombreuses jeunes filles de la paroisse rentrent dans les ordres  au Couvent de Vaylats. Voici une liste non limitative de religieuses nées à Gignac :

-    Sœur Agathe née Dublanche (1802-1827)

-    Sœur Denise née Labroue (1804-1834)

-    Sœur Ignace née Labroue (1814-1836).

-    Sœur Anasthasie née Boussonnie (1810-1852)

-    Sœur Ide née Marie Delpy (1828-29 août 1907). Profession le 20 octobre 1853. Elle figure en 1882, 1892 et 1901 sur la liste des placements aux Arques. Elle y resta jusqu’à sa mort, occupée aux soins de la petite Communauté. Elle était la tante de Sœur Saint-Denis Delpy.

-    Sœur Rose Marie née Angéline Vayssié (14 mars 1862-22 mars 1889), fille de Pierre Vayssié et de Marie Roussel. Profession le 2 octobre 1879. Entrée en religion le 12 juin 1877 à l’âge de 15 ans.

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Soeur Rose Marie

-    Sœur Anne-Marie née Anna Vayssié, fille de Jean-Baptiste Vayssié et Marie Gay (1er mai 1857-7 mars 1939). Profession le 12 octobre 1875. Entrée au postulat le 6 juin1873 à l’âge de 16 ans. Elle manifestait une grande charité, une patience vraiment héroïque, beaucoup de bon sens et un admirable oubli d’elle-même. Postes occupés : Les Junies (1875-1904), Combeboeuf, Lot et Garonne (1904-1911), Martel (1911-1916), Cressensac (1916-1920), Saint-Georges Lot-et-Garonne (1920-1924), SaintGermain (1924). Sœur Anne-Marie a fait ses vœux perpétuels le 24 août 1920.

- Soeur Rose née Henriette Delbos (1800, décédée le 3 octobre 1870 après 48 ans en religion), fille de Pierre Delbos et Marie Bouillac. Profession en 1824. Sa douceur, sa patience, sa piété ont été admirables.

-    Sœur Saint-Philippe née Jeanne Vayssié (1835-4 juillet 1881), fille de Pierre Vayssié et de Marie Delbos (Puy Lambert). Profession le 28 septembre 1852.

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Acte de Profession de Sœur Saint Philippe (28 septembre 1852)

-    Sœur Euphémie (28 juillet 1833-16 février1915), née Marie Vayssier, fille de Jean Vayssier et Rose Delpy. Profession le 20 octobre 1853. Dès 1877, on la trouve Supérieure aux Junies et elle y est encore en 1901. En 1850 elle assure avec Mère Eulalie la fondation d’Espinas (Tarn-et-Garonne).

-    Sœur Saint-Hyppolite née Anna Vayssié (9 mars 1839-31 mars 1920), fille de Jean Vayssier et Rose Delpy . Profession le 24 septembre 1858. Placée à Gindou comme Supérieure (1871-1882), puis à Montgesty (1882-1903).

-    Sœur Sylvie née Julienne Vitrac à La Valette (20 nov. 1843- 9 nov. 1939). Profession le 15 octobre 1869. Modèle de régularité. Elle observait parfaitement la Règle. Elle était la franchise même. De nature très droite, elle avait un grand amour du silence. Très charitable. Elle comprenait très bien la plaisanterie qu’elle accueillait avec le sourire.

-    Sœur Saint-Denis née Françoise Delpy (29 juin 1857-18 janvier 1918). Profession le 20 octobre 1879. Sœur converse. Placée à Castelfranc pour le ménage en 1882. En 1901 elle est à Lalbenque. On retient d’elle la qualité de son dévouement humble et caché, son amabilité à l’égard de ses sœurs. Après la sécularisation, elle ira aux Arques au service du curé.

-     Sœur Abdon, née Jeanne Treille (22 janvier 1840-3 février 1917). Profession le 15 octobre 1865. C’était une personne intelligente, courageuse et dynamique. L’école de Cressensac où elle intervint de 1879 à 1903  lui dut sa prospérité. Excellent caractère, bon esprit, fort avenante… elle a toujours mérité les éloges de l’inspecteur pour la tenue de son école. Décédée dans sa maison natale à La Blénie le 3 février 1917.

-    Sœur Irène Marie née Marie Arlie (29 juillet 1865-18 septembre1932). Profession le 18 septembre 1890. A été placée à Caudecoste jusqu’en 1903, puis à Sept-Fonts jusqu’en 1909, enfin à Vaylats jusqu’à sa mort. A la maison-mère, première cuisinière, bien assidue à sa tâche, foncièrement bonne et toujours dévouée.

-    Sœur Henri de la Croix née Laujols (31 juillet 1874-1951). Profession le 26 septembre 1895. Sa vie peut être résumée dans ces mots : bonté, charité, renoncement. Elle compatissait à toutes les souffrances d’autrui, malades ou dans la peine, elle s’empressait d’aller porter secours.

-    Sœur Marie-Geneviève née Bonneval (1875- ? )

-    Sœur Madeleine de Jésus née Louise Arliguie (8 juillet 1876-6 juin 1923). Après sa Profession (26 septembre 1895), elle a été placée à Castelnau de Caucon jusqu’à la sécularisation. De 1904 à 1919, Larroque-Timbaut. Elle fit constamment l’édification de tous, en particulier pendant sa maladie.

-    Sœur Marthe Marie née Bonneval (1884- ? )


En 1849, le préfet demande au maire de créer une école communale pour les filles. Le conseil municipal implore une dispense, « considérant que l’établissement de l’école des filles tenu par trois religieuses de la Communauté de Vaylats satisfait parfaitement et depuis longtemps les désirs de la population de la commune. »
En septembre, suite à une relance des autorités préfectorales, le Conseil Municipal répond de nouveau par la négative, faisant confiance « à la communauté établie depuis longtemps à Gignac, tenue par trois religieuses de l’ordre de Vaylats dites Filles de Jésus puisque les jeunes filles qui fréquentent cette école y reçoivent suffisamment l’instruction et l’éducation qu’elles pourraient puiser dans une école primaire libre, le conseil émet le vœu que l’administration agrée comme école communale cette communauté, et qu’elle maintienne comme institutrice la Supérieure de cet établissement nommée Jeanne Marie Bonnet dite Sœur Saint-Germain, et que en même temps elle veuille bien nommer une institutrice laïque ou congrégationiste pour la section de Saint-Bonnet. »
En 1869, l’inspecteur primaire met en demeure la commune de Gignac de se prononcer sur le choix de l’institutrice communale afin que l’autorité sache s’il la désire laïque  ou "congrénaniste." (sic)
Le 6 mai 1874, un bail est signé entre « la dame Jeanne Vayssié, supérieure du couvent de Gignac, et le maire, par lequel la dame Vayssié afferme à  la commune pour 5 ans à partir du 1er mai 1874, la partie de maison qu’elle possède à Gignac et dont la commune jouit depuis quelques années pour maison d’école de filles, moyennant la somme de 90 francs. » Ce bail sera renouvelé en 1877.
Le 5 août 1880, installation d’une nouvelle institutrice publique, Antoinette Rougié, religieuse des Dames de Vaylats, nommée à ce poste en remplacement de Jeanne Vayssié décédée.
En 1881, 37 élèves filles fréquentaient  cet établissement.
Antoinette Rougié, institutrice religieuse à l’école des filles, décède le 24 août 1893.

Le 12 novembre 1893, le Conseil Municipal résilie le bail passé avec les sœurs de Vaylats et demande une institutrice laïque.
Le 22 décembre 1901 rejet par le Conseil Municipal de la demande d’autorisation faite par la Congrégation des Filles de Jésus de Vaylats (6 voix contre, 6 voix pour).
En 1903, les religieuses reçoivent l’ordre de fermer leur établissement.


L'école des Sœurs de St Bonnet

Une annexe de l’école des Sœurs de Gignac est ouverte à Saint-Bonnet. On possède peu de renseignements sur cette école.
Le 30 septembre 1877, les habitants de Saint-Bonnet émettent le vœu que leur école mixte dirigée par une institutrice laïque soit confiée à l’avenir à la direction d’une religieuse de l’ordre de Vaylats, attendu que l’école de Saint-Bonnet est dépourvue d’élèves par suite des changements fréquents des titulaires attachés à ce poste, changements qui se sont renouvelés 5 ou 6 fois dans une période de 5 ans, qu’il est vraisemblable que si la direction de cette école mixte était confiée à une religieuse, on obtiendrait un meilleur résultat, et qu’elle deviendrait prospère comme celle de Gignac également dirigée par une religieuse, émettent le vœu que l’administration veuille bien confier la direction de l’école mixte de Saint-Bonnet à une religieuse de l’ordre de Vaylats.

En 1881, 28 élèves étaient scolarisés à l’école de la Congrégation de Saint-Bonnet.
Délibération du Conseil Municipal du 17 août 1884 : La Sœur actuelle n’étant pas brevetée ne pourra à l’avenir exercer ses fonctions d’institutrice dans cette section et il y a lieu à pourvoir à son remplacement. Le maire invite le conseil municipal à se prononcer sur la qualité de l’institutrice qu’il entend maintenir à ce poste, en un mot à exprimer s’il désire une laïque ou une religieuse.
Vote secret :   
- pour une institutrice religieuse :     7 voix
- pour une institutrice laïque :     2 voix
Le 16 octobre 1884, Mlle Marie Brugidou, religieuse de l’ordre de Vaylats, est installée comme institutrice à Saint-Bonnet.

En 1887, six garçons et 49 filles fréquentaient l’école.
L’institutrice était Sœur Jeanne-Marie (née Brugidou Marie) de la Congrégation des Filles de Jésus à Vaylats, née à Lalbenque le 8 septembre 1859.
Il semble que Sœur Jeanne-Marie, de la Congrégation des Filles de Jésus, ait été la dernière institutrice de cette école.

 
Date de création : 18/10/2008 @ 18:18
Catégorie : - Paroisse


Date de création : 23/07/2020 15:52
Catégorie : La vie religieuse -

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