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1958 Le coeur du village rasé

Urbanisation : un immense parking à la place du cœur médiéval

En 1951,  suite au décès du maire Jean Alard, Robert Soulié, conseiller municipal depuis 1947, devient premier adjoint. Le nouveau maire est Auguste Dufau. Réélue en 1951, cette nouvelle équipe municipale lance un grand projet d’urbanisation du bourg caractérisé par la création d’un immense parking au centre du village et la mise en lotissement de deux terrains communaux.
Architecte désigné pour superviser les travaux : Georges Jean, de Brive.
Coût total des travaux :
- Achat maisons :                         1 350 000 francs
- Démolition :                                  984 000 francs
- Nivellement :                                   90 000 francs
- Démolition Vieille Halle :            157 250 francs.

En 1957, la commune achète des maisons classées " insalubres" pour aménagement d’une place publique devant l’église, avec déclaration d’utilité publique (îlot insalubre).
Immeuble Delpy :            650 000 francs,
Immeuble Séraudie :        400 000 francs,
Maison Nouet :                   600 000 francs.
Des emprunts sont lancés auprès des particuliers au taux de 5,5 %. Le Conseil Municipal "demande que ces travaux d’assainissement du bourg par suppression de venelles, de cloaques sans issues et de certains bâtiments insalubres et menaçant ruine en partie, en le remplaçant par une place bien ouverte au soleil, soient déclarés d’utilité publique." Tous les membres du Conseil Municipal étaient présents ce jour de janvier 1957 et favorables au projet de destruction du vieux Gignac : Jules Vergne, Fernand Liébus, Jean-Baptiste Dublanche, Robert Soulié adjoint,  Urbain Jarnolles, Marcel Laval, André Doublen, Baptiste Labroue, Henri Vaux, Paul Bastit, Jean-Baptiste Champagnac secrétaire de séance, Auguste Dufau, maire, et Louis Crémoux.
En 1958, le conseil municipal détruit cet ensemble du XVIème siècle : la maison Nouet, près du porche de l’église, la maison médiévale de Delpy dit « Le Piqueur », une forge médiévale à toit de lauzes qui était contiguë à la halle, un tilleul hors norme planté sous Sully au centre de la place et le cimetière désaffecté situé chemin du Moulin.

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La place de l’église (vers 1951)
Derrière le tilleul, la maison devenue garage en 1959.
A gauche, la maison Nouet et la rue qui montait depuis la halle aux grains.

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Au centre, le tilleul entouré de degrés.

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A gauche l’église. A droite, la maison Nouet. Entre les deux, la rue du puits de l’église

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Délibération du Conseil Municipal du 13 janvier 1957
(Acquisition d’immeubles pour démolition et création d’une place publique)


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La rue qui conduisait de la halle à la place du tilleul

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Plan cadastral de 1953

L’examen de ce plan montre que depuis 1953 le bourg a perdu ses lacs (parcelles 1044, 1084, 116) et une partie de son bâti patrimonial (degrés du tilleul place de l’église, constructions 1064, 1063, 1062 1061).
 

Les photos aériennes qui suivent montrent bien ce qu’était le vieux Gignac vers 1950 avant la destruction du cœur du village. On aperçoit nettement l’imposant tilleul, le toit de la halle, la tour Renaissance et la forge.

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Gignac vers 1950

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Les municipalités issues des élections municipales du 22 mars 1959 (maire Auguste Dufau, adjoint : Robert Soulié) et du 23 mars 1965 (Robert Soulié est le nouveau maire de Gignac, 1er adjoint : Jean-Baptiste Dublanche, 2ème adjoint : Henri Vaux) poursuivent la réalisation de ce projet d’aménagement du bourg :

- en 1965, urbanisation des terrains communaux situés derrière l’église (dits « Pré de la Poste) et du Champ de l’Hôpital (champ de foire),
- en 1965, vente du presbytère de Saint-Bonnet,
- en 1973, destruction de la halle aux grains (XVIème siècle),
 - en 1974, remblaiement de la mare de Sainte-Anne et transfert du Monument aux Morts de Saint-Antoine sur l’emplacement de l’ancien "lac"
 - Route de Nadaillac, les murs en pierre sèche qui entouraient la cour et le jardin de l’école des Sœurs de Vaylats ont été en grande partie supprimés pour permettre la création d’un parking et la construction de la salle des fêtes (1981).


Catégorie : Un patrimoine détruit -


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