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Ces Gignacois morts en service commandé

De nombreux Gignacois ont participé aux divers conflits qui ont eu lieu depuis trois siècles. Certains sont morts au combat, d’autres des suites de maladie ou de blessures. Voici une liste d’hommes nés à Gignac ou ayant habité à Gignac morts pendant cette période.

Militaires tués ou morts des suites de maladie ou de blessures au XVIIIe siècle

Jean Lejeune, 40 ans, né à Abbeville en Picardie. Capitaine de la brigade à cheval établie à Gourdon pour la régie du tabac par Monseigneur de la Compagnie des Indes, mort à Gignac le 21 août 1724. On ignore dans quelles circonstances.
Jean Arliguie, né à Gignac en 1775 (orthographié Artigue dans un autre document), fusilier à la deuxième demi-brigade, 3e bataillon, 2e Cie, armée de Saint-Domingue, décédé le 13 germinal an XI (3 avril 1803)

Militaires tués ou morts des suites de maladie ou de blessures au XIXe siècle

Sous le Consulat et l’Empire

Blaise Barre, 42 ans, né aux Genestes, militaire grenadier, mort le 8 germinal de l’an X
Pierre Miane, 59 ans, de Saint-Bonnet, décédé à l’hôpital de la Marine à Rochefort (Charente Inférieure) le 1 avril 1809
Arnaud Normand, fusilier, matricule 3245, 6e Régiment 2e bataillon 6e compagnie, né à Saint-Bonnet, mort à l’hôpital militaire de Corfou le 12 septembre 1807
Pierre Laval, fusilier au petit dépôt du 115e Régiment d’Infanterie de ligne, 21 ans, décédé le 2 novembre 1812 à l’hôpital de Bayonne

Pendant la Restauration

Jean Barre, fusilier au 49e Régiment d’Infanterie de ligne second bataillon et compagnie, matricule 587, 23 ans, mort le 4 juillet 1821 à l’hôpital militaire de Toulouse des suites de fièvre
Zédéon Barre, né le 15 décembre 1804, 24 ans, fusilier à la 6e compagnie du 3e bataillon du 40e Régiment d’Infanterie, matricule 30698, mort à l’hôpital militaire de Perpignan le 20 octobre 1828

Sous la Monarchie de juillet

Jean Périé, 24 ans, fusilier au 20e Régiment d’Infanterie de ligne, 1er bataillon, 1re compagnie, décédé le 12 novembre 1831 à l’hôtel-Dieu de Marseille
Jean Mayat, 23 ans, décédé à l’hôpital militaire du Val de Grâce à Paris le 25 octobre 1839

Sous le Second Empire

Joseph Castanet, 25 ans, né le 22 avril 1829, fusilier au 50e Régiment de ligne 3e bataillon 5e compagnie, immatriculé 5572, décédé à l’hôpital civil d’Arles le 26 juillet 1854
Martin Treilles, 22 ans, né le 14 septembre 1833, fusilier à la 3e compagnie du 3e bataillon du 84e Régiment d’Infanterie de ligne, immatriculé 5522, décédé à l’hôpital militaire de Constantinople le 11 septembre 1855
Jean Liébus, 23 ans, né le 17 juin 1832, fusilier à la 2e compagnie 2e bataillon, immatriculé 3624, décédé à l’hôpital civile de Toulon le 16 juin 1855
Fuleran Delpy, 22 ans, né le 11 octobre 1834, cavalier à la 4e compagnie du 3e escadron du train des équipages militaires de l’armée d’Orient, immatriculé 6001, décédé à hôpital d’ambulance à Sébastopol le 28 décembre 1855
Pierre Vitrac, 21 ans, né le 25 janvier 1835, fusilier au 66e Régiment d’Infanterie 1re armée 2e bataillon 5e compagnie, matricule 6311, décédé le 25 août 1856
Jean-Baptiste Lalba, 26 ans, né le 14 juillet 1831, 2e ouvrier à la compagnie d’ouvriers du génie, immatriculé 415, décédé le 18 novembre 1857 à l’ambulance sédentaire de Tizou Ouzou (Algérie)
Jean Chazal, 26 ans, né le 2 septembre 1829, fusilier au 50e Régiment d’Infanterie 2e bataillon 5e compagnie, matricule 5570, décédé le 20 janvier 1855 à l’hôpital de ‘ambulance du quartier général à Sébastopol
Antoine Seignard, 25 ans, né le 4 septembre 1834, voltigeur au 2e bataillon, matricule 5842, Armée d’Italie, décédé au champ de bataille à Magenta (Italie) le 4 juin 1859
Baptiste Arliguie, 26 ans, né le 7 novembre 1838, fusilier au 78e de ligne 4e bataillon 2e compagnie, matricule 8613, décédé à l’hôpital militaire 1 novembre 1859
Antoine Paillet, 22 ans, né le 28 juin 1837, fusilier au 71e de ligne 3e bataillon 3e compagnie de l’Armée d’Italie, décédé à Milan à l’hôpital militaire le 3 août 1859
Jean Delmond, 27 ans, né le 18 novembre 1833, fusilier au 71e Régiment d’Infanterie 20e bataillon 1re compagnie, matricule 8193, décédé le 18 mai 1860 à l’hôpital militaire de Lyon
François Mercier, 24 ans, né le 2 août 1836, voltigeur 4e compagnie de la garde, matricule 6398, décédé le 18 mars 1860 à Paris, à l’hôpital de Gros Caillou
Pierre Delpy, 22 ans, né le 13 janvier 1838, fusilier 8e de ligne 4e bataillon 1re compagnie, matricule 8605, décédé le 5 janvier 1860 à l’hôpital militaire de Marseille


Sous la IIIe République

Pierre Delmas, 29 ans, soldat au 2e train d’artillerie, décédé le 7 décembre 1870 à l’hôtel-Dieu de Poitiers
Gabriel Chassaing, 22 ans, né le 11 avril 1849 à La Vayssière, décédé à l’hôpital civil de Touze le 4 janvier 1871
Pierre Verdier, 23 ans, 2e soldat au 31e régiment de ligne, décédé à l’hôpital de Maubeuge le 30 mars 1871
Pierre Arlie, 20 ans, garde mobile du Lot, 2e bataillon 2e compagnie, décédé le 20 mars 1871 à l’hospice général de la ville de Laval (Mayenne)
Jean-Baptiste Labroue, 23 ans, militaire, décédé à l’hôpital civil d’Auch (Gers) le 2 juin 1880
Pierre Vitrac, 21 ans, né à La Valette, militaire décédé à l’hôpital civil de Barcelonnette (Basses Alpes) le 12 juin 1881
Jean Vitrac, soldat, décédé le 8 décembre 1897 à l’hôpital militaire de Marmande
Etienne Faurel, né au lac Ferrier le 29 août 1851, Régiment de tirailleurs algériens, porté disparu en Algérie

faurel etienne.JPG
Etienne Faurel, porté disparu, Photo prise à Oran

Date de création : 11/11/2007 @ 15:34
Catégorie : - Anciens combattants

La guerre de 1870

Le 4 octobre 1870, M. Barre, président de la Commission Municipale de Gignac, expose que « la garde nationale sédentaire est sur le point d’être organisée, la commune possède suffisamment de fusils de chasse pour l’armer, mais il manque pour compléter ces armements, un drapeau, un ou deux soldats tambours, et des soldats instructeurs pour lui donner les premières notions d’exercice militaire, les anciens soldats qui en font partie sont incapables de donner cette instruction. »
Le 20 novembre 1870, la commission municipale procède à une imposition extraordinaire de 4000 francs à 6 % pour l’équipement, l’habillement des gardes nationales mobilisables. Le notaire Martin Jules Barre et le curé Louis Sireyzol prennent chacun 3 obligations à 100 francs. Huit agriculteurs prennent deux obligations à 100 francs, et seize prennent une obligation à 100 francs.
La commune connaît des difficultés financières. Elle est amenée, par exemple, à supprimer la fonction de garde-champêtre (économie : 360 francs).
De jeunes Gignacois sont enrôlés et participent aux diverses opérations militaires. Revenus à Gignac ils créent la Mutuelle des Combattants de 1870 dont le drapeau est conservé dans les archives municipales. Ce drapeau a été classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 22 septembre 2010.

ancienscombattants1870.jpg
Les vétérans de 1870 en 1903 devant l’étude de Maître Morand

A gauche du drapeau : Jean-Louis Bordes, maire, le porte-drapeau : Bouyssou des Fraux
Au 4ème rang, à gauche : Lapeyre, de Madrange, et Delpy, de La Peyrouse
Au 3ème rang, de gauche à droite : Boyer (musicien), André Montfort, Parjadis, Delbreil (dit Brélou ), Rayzal, Elie Delbos, Sage (Saint-Bonnet)
Au 2ème rang, de gauche à droite : Delvert, Delpy l’horloger, ?, Maître Morand, Antignac (musicien), un fils Morand
Au 1er rang, un fils Morand, Gary, ?, ?, un fils Morand

drapeau 1870 decoupe.jpg
Drapeau des vétérans de 1870 inscrit en 2010 à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
"Les Vétérans des Armées de Terre et de Mer 1870-1871 GIGNAC (LOT) 1046e section"
drapeau2 1870 decoupe.jpg
et sur l'autre face du drapeau la devise HONNEUR ET PATRIE OUBLIER... JAMAIS !

1914-1918

Liste des soldats morts pendant le conflit ou des suites de maladie (cliquer sur ce lien)

telegramme11nov18.JPG
Télégramme reçu par le maire de Gignac le 11 novembre 1918 à 10 h 10

drapeau.JPG

En 1919 les anciens combattants 14-18 adhèrent à l'Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC).
L'ARAC fut fondée en 1917 durant la Première guerre mondiale par Georges Bruyère, Paul Vaillant-Couturier, Raymond Lefèbvre, Henri Barbusse (président) et leurs amis, tous combattants du conflit.
Ils lui fixèrent quatre principaux objectifs :
·    Obtenir, puis défendre et étendre les droits à réparation des Anciens Combattants et Victimes de Guerre
·    Rassembler les hommes et les femmes dans l'action contre la guerre, pour la paix et la solidarité entre les peuples
·    Promouvoir les idéaux républicains de liberté, d'égalité et de fraternité et lutter contre le colonialisme et le fascisme
·    Cultiver la Mémoire de l'Histoire dans un esprit de vérité
Selon l'expression d'Henri Barbusse, contribuer constamment à l'union du Mouvement Anciens Combattants :  " Tout faire pour unir, rien faire pour diviser ".

Depuis le 11 novembre 1919 ce drapeau a présidé à toutes les cérémonies devant la stèle de l'église, puis devant le monument aux morts de la route de Saint-Bonnet et enfin, depuis 1973, devant le Monument déplacé à Sainte Anne. En 1946 les anciens combattants 14-18 et 39-45 se sont associés et ont marché derrière le même drapeau. On a alors brodé les dates 1914-1918 et 1939-1945 sur les deux faces du drapeau.

1939-1945

Etienne Louis Dalle a été tué à Hambourg (Allemagne) en juillet 1943 lors du bombardement de la ville par les Alliés.

Robert Chalvet 
tué au Laos dans les soubresauts qui ont suivi la guerre 39-45 en Extrême-Orient, plus précisément le 1er décembre 1945. La guerre d’Indochine ne commence qu’un an plus tard, le 19 décembre 1946.

29 juillet 1944 : Dufour Armand, Fiacre Eugène, Gauffre Lucien, Marceau Noël 
tués à Teyssilhac   et inscrits sur la stèle élevée à Teyssilhac


Le Monument aux Morts

Le Monument aux Morts de Gignac (cliquer sur ce lien)


Catégorie : Au fil des siècles -


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