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Gignac occupée dès la préhistoire ?

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Préhistoire
Les données de l’archéologie permettent de dire que le territoire de la commune est occupé depuis le paléolithique. Diverses découvertes montrent qu’il y a eu une présence humaine depuis la préhistoire jusqu’à la période gallo-romaine. Lors des labours, après une averse, on peu découvrir des silex taillés, en particulier à La Blénie, près de la voie de chemin de fer, mais aussi dans la vallée de Gignac, à Montagnac (silex du Sénonien du Périgord, lame du paléothique supérieur débitée sur un nucleus bipolaire au percuteur tendre comme un bois de renne).

A Saint-Bonnet
Vers 1950, l’instituteur de Saint-Bonnet, Roland Bonnefond, recueille dans les champs situés dans la vallée, entre La Chablancherie et Saint-Bonnet, près de la grotte du Vignal, une série d'os  et de silex (racloir, grattoir, pointe moustérienne, pointe biface) du paléolithique Moyen ou Supérieur. Ces pièces osseuses et lithiques ont été étudiées par Jacques Favarel.  Parmi les silex on dénombre neuf outils retouchés et un couteau attribués à une période de transition entre le paléolithique Supérieur et le paléolithique Moyen, le Châtelperronien, considéré comme la dernière industrie attribuée à Homo sapiens neanderthalensis.

Au Pech des Eoules 
En 1984, au sommet du Pech des Ioules (aujourd’hui Pech des Eoules), tout près de l’ancien moulin à vent, au niveau du puits actuel, Claire et François Moser et leurs enfants ont procédé, au cours d’une promenade, au ramassage archéologique d’un intéressant outillage lithique : burin, lames, divers éclats et silex, ainsi que de poteries , à l’occasion de travaux effectués jusqu’à une profondeur d’environ 2 mètres. Ces quelques vestiges ont le mérite d’attester une présence humaine très ancienne en ce lieu. Ils témoignent de visites ou d’installations éphémères depuis la préhistoire jusqu’à l’époque gallo-romaine, par des populations diverses attirées par le point d’eau connu par eux, retrouvé en 1984 et mis en évidence sur ce site.

La grotte de Sireyjol
Découverte en 1964, la grotte de Sireyjol est un site de référence pour les spécialistes des faunes fossiles. Ce gisement paléontologique comporte 3 sites bien distincts : des sépultures datant de 500 avant JC, des ossements vieux de 5000 ans, un éboulis vieux de quelque 30 000 ans. Au bas de l'éboulis fossilifère, les scientifiques de l'Université de Lyon ont découvert des squelettes presque complets d'un tout petit cheval, de deux espèces de bison et d'un renne, une très grande variété de microfaune et aussi, chose exceptionnelle, les restes de plusieurs orvets.

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Campagne de fouilles de 1975 conduite par Michel Philippe
(Museum d'Histoire Naturelle de Lyon)

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Boîte cranienne de bison (âge : environ 30 000 ans)    

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Squelette complet du jeune renne découvert en 1975
(âge : environ 30 000 ans)

On a également découvert des tessons de vases dont une coupe à décor graphité, une urne à décor digité, une écuelle (Premier Âge du Fer, datation 2490 avant notre ère + ou - 130), des tessons à cordons incisés, des ossements humains vieux de 5000 ans (cet étage supérieur a dû servir de tombeau aux hommes de la Protohistoire.

Quelques dolmens

En 1880, la Commission d’Inventaire des monuments mégalithiques de France fait état de deux dolmens situés à Gignac. Ces deux monuments auraient été détruits par la suite. En 1973, les recherches sur leur emplacement n’ont pas abouti.
En fait, l’un d’eux existe toujours, adossé à un tumulus. Il est situé au sud de Saint-Bonnet, près des lieux-dits Les Arènes et La Rivière. Un couloir d’accès conduit à une chambre en P.
Le second, fortement dégradé par les travaux agricoles successifs, est situé tout près de Saint-Bonnet. Il ne subsiste que quelques pierres.
Près de Montagnac, le toponyme les Trois Pierres semble faire référence à un dolmen, mais il n’y a sur place aucune trace.

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Dolmen de Saint-Bonnet adossé à un tumulus
La chambre en P (environ 2500 ans avant J.C.)

On ignore l’emplacement exact de "la pierre des trois évêques" autour de laquelle "trois gentilshommes des trois provinces pouvaient s'asseoir, sans sortir de leurs fiefs et de leurs évêchés respectifs." D’après Tibor Pataki, il se serait agi d’un dolmen. Cette sépulture aurait été détruite sur ordre de Mgr Henri de Briqueville de La Luzerne vers 1738-1740. En fait, rien ne prouve qu’il y aurait eu en ce lieu un dolmen.   Le plan cadastral de Nadaillac porte la mention Borne des trois évêques. Il s’agissait tout simplement d’une" pierre levée" qui existait encore   en 1827.
L’étude de la toponymie locale  a révélé l’existence d’un lieu-dit appelé Peyres Plantadas (les Pierres Plantées) et de deux autres lieux-dits appelés Pech de la Rodette. De quoi peut-il s’agir ? Dans le premier cas, on ne peut s’empêcher de penser à des menhirs. Ailleurs, en limite de commune, il existe un lieu-dit appelé Peyrelevade en référence à un menhir . La seconde appellation est d’origine indo-européenne (celte rhòd, breton ròd, occitan ròda, latin rota). Ce toponyme pourrait faire allusion au cromlech ou place celtique consistant en une ou plusieurs lignes de pierres disposées en cercle. Rodette est un diminutif.

Dans quelles conditions vivaient les hommes d’ici il y a 5000 ans ?

François Moser,Gignacois de Montagnac, est un archéologue expérimentateur. Il s’est appliqué à reconstituer étui de couteau, vêtements, sac à dos et chaussures d’Ötzi, la momie des glaces retrouvée en 1991 dans les Alpes.
Au village des Vergnes, près de Planchetorte, au sud de Brive, il a reconstitué des huttes, un four à poteries et un four à pain avec des techniques vieilles de cinq mille ans.

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François Moser, habillé comme il y a 5000 ans,
devant une maison reconstituée semblable à celles qui existaient à Gignac il y a 5000 ans.

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Devant le four à pain des Vergnes  
 

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Un randonneur chaussé comme il y a 5000 ans : c’était à Gignac en 2002.

François Moser a participé à une randonnée de 16 km avec ces chaussures préhistoriques (Gignac, Vielfour, Thessilhac, Les Genestes, Leygonie, Gignères, Gignac). « "J’ai découpé dans une peau épaisse une semelle débordant de plusieurs centimètres…" Notre archéologue voulait tester ces chaussures fabriquées avec des techniques artisanales très simples. Pari gagné. François Moser est allé au bout de la randonnée sans avoir eu besoin d’enfiler les chaussures de rechange qu’il avait eu la sagesse d’emporter dans son sac à dos.


Date de création : 23/07/2020 12:45
Catégorie : Au fil des siècles -

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