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La Vieille Halle de Gignac

Notes sur "la Vieille Halle" (16e siècle) ainsi appelée par les Gignacois de génération en génération :

1)    Dans une note envoyée par l'homme d'affaires des Noailles, quand le duc de Noailles eut acheté les seigneuries de Saint-Bonnet et Gignac (1748), on peut lire ceci : "Le bourg de Gignac est considérable : il a au moins 100 feus. C'est une châtellenie composée des paroisses de Saint-Bonnet, Estivals, Chartrier et Gignac.  M. Cérou en est le juge, il est plus craint qu'aimé. Il y a à Gignac des foires qui se tiennent fort éloignées du bourg sur le sommet d'une montagne.  Il y a aussi une halle assez grande et deux places, l'une devant l'église, l'autre devant la halle. L’église est un gros vaisseau assez bien orné, la litre de la maison de Bouillon est tout autour.
(...)."  
Il s'agit du document le plus ancien découvert jusqu'à présent et faisant état de cette halle.

2)    Couverte en lauzes calcaires comme les maisons contiguës jusqu’au 19e siècle, puis tuiles plates, et enfin tuiles Lacabane (tuiles du Quercy Puyblanc Lot)

3)    Cette halle est démolie en 1973. On peut lire, à la date du 30 décembre 1966, dans le registre des délibérations municipales :
"L’ancienne Halle de Gignac, aménagée à la Libération en salle des fêtes, menace ruine, sa démolition est envisagée pour aménager la place publique."

4)    Utilisations :
- Des artisans installés sous la Halle :

  • Le bouilleur de cru  : Louis Pestourie s’inscrit au Registre du Commerce comme fabricant d’alcool le 1er septembre 1909. Mais il exerçait cette activité depuis déjà quelques mois. Le 11 septembre 1908 il déclare être bouilleur ambulant et posséder des appareils propres à la distillation d’eaux-de-vie ou d’esprits, à alimentation non continue, avec chauffe-vin, colonne à distiller et organe rectificateur (contenance totale : 10 litres). Il pouvait distiller par 24 heures 500 litres environ de liquide fermenté. Le 17 septembre 1916 le Conseil Municipal  décide que "la Halle sera mise à la disposition des bouilleurs de cru pour y distiller leurs produits". Le 30 novembre 1917 le bouilleur de cru  qui distille dans la commune de Gignac se plaint de ce que le local désigné par le Conseil Municipal en sa délibération du 17 sept 1916 est défectueux, qu’il y aurait lieu en conséquence pour la bonne marche de cette distillation de désigner un autre local à l’abri du vent pour que l’appareil de distillation puisse fonctionner normalement. Le Conseil Municipal désigne alors comme local de distillation ""la maison que M. Antoine Delpy possède à Gignac route de Salignac et qui est actuellement inoccupée".
  • Le boucher-charcutier et les rétameurs
    Témoignages recueillis auprès des Anciens en 1984 :
    - "On y débitait des bœufs. Le père Marquet (Baptiste Roussel) attachait un morceau de fer sur la tête et avec une masse : Boum ! le bœuf tombait. Ensuite on le saignait, le sang coulait dans la rue qui descend à Sainte-Anne, il n’y avait pas de tout-à-l’égout" .
    - "Sous la halle y avait les rétameurs pour rétamer les cuillères et les fourchettes. Quand ils abattaient des bœufs accidentés, ils les tuaient là. C’était le père Marquet qui les tuait là. Ils saignaient là, le sang coulait jusqu’à Sainte-Anne. Après ils ont monté une bascule. C’était Marie Pouch qui s’en occupait."
  • La bascule publique :
    - 3 décembre 1961 : Résiliation du bail de la bascule par Philippe Pouch, loueur de la bascule, en raison de son état de santé et de son âge avancé à compter du 31 décembre 1961. "Le conseil municipal décide de ne pas procéder à une autre location étant donné que cette bascule, très ancienne, ne fonctionne pas toujours normalement et qu’il n’y a pratiquement plus d’utilisateurs." Ce pont-bascule sera définitivement mis hors-service par le service des Poids et Mesures en novembre 1966. Mais la commune achète un nouveau pont-bascule de 10 tonnes en 1967. L’évolution du monde agricole rendra rapidement inutile cette bascule publique.

- Salle des fêtes après la Libération
Des murs sont construits en 1945-1946 entre les piliers en pierre. Les musiciens s’installaient sur le petit local de la bascule, à 2 m de haut. Un plancher avait été installé pour les danseurs et pour les repas de fêtes organisés par le restaurant situé de l’autre côté de la rue. Des bancs étaient alignés le long des murs pour les "observateurs" (en particulier les frères qui surveillaient les sœurs…).

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En 1906

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Vers 1910

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Vers 1910

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Avant 1914

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1937

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Avant 1939

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1946

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1960

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1973

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1973


Catégorie : Un patrimoine détruit -


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