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Bienvenue sur le site de l'association Multi-Medi@ à Gignac Lot

 
 
 

Un retour aux sources

En novembre 2001 la toute nouvelle association Multi-Medi@ installe dans le local situé sous la salle des fêtes étagères, livres et un espace informatique. Grâce à un don du Crédit Agricole l'association peut acheter 2 PC, imprimante, scanner et appareil photo numérique. A la même époque est mis en ligne le premier site Internet de l'association baptisé Gignac en Quercy.

1) Pourquoi Gignac en Quercy ?

Victor Hugo disait : "L'avenir est une porte, le passé en est la clé." Dès le début de l'existence de l'association il nous est apparu nécessaire de constituer un rayon "GIGNAC" et de rassembler tous les textes qui concernaient l'histoire du territoire. Au cours de recherches généalogiques Robert Vayssié avait découvert avec plaisir les anciennes appellations des paroisses, Gignac en Quercy et Saint-Bonnet en Quercy, des dénominations qui sonnaient bien à l'oreille et qui inscrivaient  la nouvelle commune dans une histoire. Les communautés de Gignac en Quercy et de Saint Bonnet en Quercy sont devenues des communes indépendantes à la Révolution (1790), puis elles ont été réunies en une seule commune (An IX et An X de la République = 1800 et 1801, et au-delà ? Les registres d'Etat-civil portent la mention Gignac et Saint-Bonnet réunis jusqu'en 1831). Jusqu'en 1801 la commune de Gignac dépendait du canton de Sarrazac. Le territoire de la communauté s'étendait en Périgord, dans la paroisse de Nadaillac (aujourd'hui en Dordogne) : "L'étendue de ce terrain qui paie les impositions royales à M. le consul de Gignac peut former un quart de lieue en quarré". Il s'agit, en particulier, du village des Salles et de Souzet.

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Mairie de Giniac et Saint Bonnet reunis An IX de la République française (=1800)

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Cmne Giniac Mairie de Gignac et de Saint Bonnet réunis An X  (=1801)

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Quelques exemples tirés des Archives

Archives nationales
- Affaire de 1708 :1er janvier 1708, acte de soumission de Saint-Bonnet en Quercy,  et le 6 janvier 1708 : acte de soumission de Gignac en Quercy
- Quittance du 16 avril 1748 :  Vente des seigneuries des paroisses de St Bonnet et Gignac en Quercy . "De Pierre Nicolas Gaudion de la Grange Conseiller du roi… confesse avoir reçu comptant en cette ville de pris de messire adrien Duc de Noailles pair et maréchal de France, chevalier des ordres du roi et de la toison d’or capitaine de la première compagnie des gardes du corps de Sa Majesté gouverneur du Roussillon gouverneur et capitaine des chasses de St Germain en Laye la somme de quarante cinq mille livres pour le prix de la vente en adjudication…des seigneuries des paroisses de St Bonnet et gignac le tout situé en quercy avec tous les droits…"

Archives municipales : titre de 1716 entre le sieur Delpy et les habitants :

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Aujourd’hui 22 mars 1716, au lieu de Gigniac en Quercy vicomté de Turenne dans la place publique du dit lieu, à l’issue de la messe jour de dimanche au son de la grande cloche, régnant le roy Louis, de pardevant le notaire soussigné et témoins sous-nommés personnellement pierre sourzac Me appore françois sourzac Me chirurgien etienne foussat pierre noailhac joseph cremoux etienne delmond etienne merle jean fumat bernard rivassou jean delpy jean jaubertie martin delmas jean froidefon etienne delpeyroux antoine delmon jacques desplats amet prabounand antoine fumat annet fraysse antoine arliguie antoine larnaudye jean darteil jacques caniac jean noailhac dit freyrade antoine delmond joseph noailhac etienne sourzac jean et françois vergne françois sourzac michel dubreuil denis marmieysse jean jarrige bernard saurie antoine labroue juandi treilhe jean neyrat pierre arliguie françois arnal jean cezac jacques pascal giron treilhe antoine boyssou jean bouchon josias delpy pierre delpeyrou jean sourzac guilhaume chapalie et jean deviers, le tout présente parroisse, faisant la majeure partie des habitants du dit bourg et parroisse lesquels cy assemblés pour pouvoir découvrir un petit fond pour entretenir et faire aller l’horloge dudit lieu,  et n’en pouvant point trouver de suffisant s’est  volontairement présenté Jean Delpy, sieur de Lermet, un des principaux habitants du dit bourg, voulant continuer son zèle et augmenter les libéralités qu’il a fait à la construction et achat du dit horloge, et de son bon gré promet et s’oblige tant pour luy que pour ses successeurs a la venir, de pourvoir à l’entretien ou règlement dudit horloge, et pour lesdits habitants luy délaissant la jouissance des droits et émoluments dus dans ledit lieu, et dont les sindics en faisait la levée les jours de foire et de marchés établis dans ledit lieu, ledit Sieur de Lermet faisant pure donation de ce qu’il faudra de plus pour faire aller ledit horloge, ce que lesdits habitants, tant pour eux que pour les leurs a la venir ont accepté et moyennant le susdit engagement, veulent, en consentant que ledit sieur de Lermet et sesdits successeurs jouissent desdits droits dus a ladite communauté lesdits jours de foire et des marchés présentement établis, ou qui pourront etre établis a la venir promettant de ne le troubler dans ladite possession ni l’obliger a aucune rendition de compte, demeurant expliqué que si ledit horloge se brisait ou que fortuitement luy falait des réparation extraordinaire, chacun desdits habitants seront tenus d’y contribue et pour l’execution des présentes ledit sieur de Lermet et les autres habitants ont obligé touts et chacun qu’ils ont soumis aux rigueurs des loys en présence de bertrand mondigon procureur d’office de la juridiction de salayniac, et y habitant, et de guihomme delmond praticien du présent lieu soussigné avec plusieurs habitants et ledit sieur de Lermet et non les autres pour ne savoir. »

Archives départementales de la Corrèze
- Registre des baptêmes de la paroisse d’Estivals
: "Le douzième décembre mille sept cent cinquante a été baptisé dans l’église paroissiale d’estival par moy curé soussigné jeanne vayssié née le meme jour fille légitime d antoine vayssié tacheron du village du lacredon paroisse d estival et de francoise vignal son épouse a été parrain jean freigefon travailleur du bourg de gignat en quercy marraine jeanne bournol du village du treuil".
- Paroisse de Chartrier-Ferrière (Corrèze) :  En 1688 "le 9me du mesme mois a été baptisé… du bourg de giniac es quercy… "
-
Paroisse de Nespouls (Corrèze) : Le 5 avril 1709  "le cinquième du mois d'avril naquist pierre Labroue fils legitime … et mareine … femme d antoine labroue du village de sireyiol paroisse de gignac en querci …"

Archives départementales de la Dordogne
Paroisse de Nadaillac (Dordogne)
- En février 1755 : "Le dix du mois de février mille sept cent cinquante cinq après les fiançailles et les publications des bans de mariage… ses père et mère natif du village des Bayles parroisse de Jayat en perigord, et demeurant a présent au village de la blaynie parroisse de gignac en quercy diocèse de caors…"
- 20 février 1781 : mariage "….l an mil sept cent quatre vint un et le sept fevrier après les publications de bans de mariage d antoine …… habitant du village de la daudinerie paroisse de gignac en querci et de jeanne pestourie …"
-
16 janvier 1815 : "mariage de jean Marzarie et de marie pau L an mille huit cent quinze et le saize janvier pardevant nous jean françois Sclafer maire faisant fonction d officier de l etat civil de la commune de nadaillac canton de salignac departement de la dordogne sont comparu jean mmarzarie fils legitime de jean marzarie et de catherine vayssiere proffession d agriculteur agé de vingt ans habitant du present lieu, et marie pau fille legitime de françois pau et de jeanne alau habitant de la commune de ginac en quercy. Ladite marie pau habitante du present lieu ….. "

Archives départementales du Pas de Calais (Arras)
Mariage le 9 janvier 1727 du Sieur Bertrand Cremoux : "l’an 1727 le neuf janvier… Bertrand Crémoux fils de jan et d’Anne Larnaudet native de giniac en Quercy diocèse de Cahors chirurgien major du régiment Dauphin Infanterie…"

Archives municipales Martel (Lot)
Cahier de doléances de « St Bonet en Quercy » (8 mars 1789)
Création des communes et cahiers de doléances
Le décret de l'Assemblée Nationale du 16 février 1790 transforme les paroisses en communes. Avant la Révolution, Gignac et Saint-Bonnet formaient 2 communautés de la subdivision de Souillac et de l’élection de Figeac. Début XIXème siècle, la commune de Saint-Bonnet sera supprimée. La nouvelle commune est dénommée Gignac-Saint-Bonnet, et elle est rattachée au canton de Souillac.
Le cahier de doléances du Tiers Etat et de la Sénéchaussée de Gignac a disparu, celui de Saint-Bonnet a été retrouvé à Martel.  "Cayé de dolence, plaintes et remontrances de la communauté de st Bonet en Quercy, viconté de Turenne, pour être porté par les députés à l’assemblée du Tiers Etat à la sénéchaussée de Martel, le onze mars mille sept cents quatre vingt neuf, et ensuite à l’Assemblée Générale du Tiers Etat de la sénéchaussée principale du Quercÿ à Caors, le seize du même mois de mars, et enfin déférée à l’Assemblée des Etats Généraux du Royeaume convoqués à Versaille le vingt sept avril mille sept cent quatre vingt neuf…"

Actes notariés
- 20 avril 1756 : Nomination de syndics
"Aujourd’hui vingtième avril mille sept cent cinquante six au lieu de Gignac en quercy après midi à l'issue des vêpres au son de la cloche pardevant le notaire roial soussigné ...…"

Photocopie du document notarié

- Tènement du 22 novembre 1682 après-midi : "a gignac en quercy Visconté de turenne regnant le roy Louis devant le notaire soussigné…"
- Tènement  : "village du fournicou paroisse d’estival le 6 avril 1692 … Dans les appartenances du village de la maison rouge paroisse de gignac en quercy confrontant…"

2) Des problèmes d'homonymie

On trouve en France quatre autres Gignac,

- trois communes : Gignac (Hérault), Gignac-la-Nerthe (Bouches-du-Rhône) sur l’étang de Berre, entre Martigues et Marignane, Gignac (Vaucluse, 68 habitants, dans le Lubéron),

- et deux lieux-dits : l'un situé sur la commune d’Ensuès la Redonne, à 20 km à l’Ouest de Marseille : la Madrague de Gignac. Il s’agit d’une très jolie calanque ouverte sur la ville de Marseille, l'autre à Brive, au-dessus du centre hospitalier.

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La carte de Cassini indique un lieu-dit Gignac situé près de Brive, au centre du triangle La Pigeonie, Lascamp et Le Pigeonier (sur les hauteurs qui dominent aujourd’hui le centre hospitalier). Ce micro-toponyme a, semble-t-il, disparu. On le retrouve dans les Archives de la Ville de Brive et dans des actes notariés.

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Madrague de Gignac (Bouches du Rhône)

Cette jolie calanque fait face à la ville de Marseille que l'on aperçoit à l'horizon, située au pied du massif de Marseilleveyre .

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Cette homonymie a toujours posé problème, en particulier au niveau du courrier, mais aussi au niveau des animations, et aujourd'hui à cause des GPS. Aussi, dès 1919, la commune de Gignac dans les Bouches du Rhône a-t-elle décidé d'adjoindre un complément d'information. Le Conseil municipal d'alors a demandé à ajouter "la Nerthe" (le nom de la colline qui domine le bourg) pour éviter les confusions avec les 3 autres Gignac.

3) Epiphanie 2008 et 2009

Une fève représentant l'église et portant la mention "Gignac en Quercy"

Dès janvier 2008 Romuald et Céline Marie, les céramistes récemment installés à Falsemoyer, , en partenariat avec le boulanger-pâtissier de Gignac, ont créé pour le Gâteau des Rois un sujet en porcelaine représentant l'église de Gignac et le nom de domaine du site de l'association Multi-Medi@ "Gignac en Quercy". Cette initiative sera renouvelée en janvier 2009 avec cette fois la représentation du nouveau logo communal.

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A droite, sujet 2008, à gauche fève de janvier 2009

4) Un logo pour la commune en 2008

A la suite des élections municipales de mars 2008, la nouvelle municipalité décide de doter Gignac d'un logo. Un concours citoyen est lancé. Une vingtaine de projets sont présentés, et c'est finalement la proposition de Romuald et Céline Marie qui est retenue.

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Céline et Romuald Marie ont offert une jolie plaque émaillée à la commune - le 12/10/2008

    Samedi 12 octobre 2008 Céline et Romuald Marie, du village de Falsemoyer, attendaient patiemment l'arrivée des élus sur les marches de la mairie, un paquet sous le bras. En fait, une belle surprise attendait les élus et les membres de la Commission Information Communication et Patrimoines : Céline et Romuald, les souriants créateurs du logo communal, étaient venus offrir à la commune une jolie plaque émaillée du logo (dimensions : 37 cm x 50 cm). Dans la foulée la Commission a proposé d'installer cette plaque sur la façade de la mairie. Un grand merci pour cette belle initiative généreuse et citoyenne.

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Céline et Romuald Marie présentent la plaque émaillée représentant le logo qu'ils ont créé pour Gignac

5) Etymologie de "Gignac"

"Gin" : Racine indo-européenne qui signifie engendrer, celte gen, enfanter, latin giguere, engendrer.

Suffixe -ac : Dans les textes anciens, on trouve écrit Ginniacus, 1326 (Pouillés de Bourges[1], 413), Gennaco (pouillé), Giniac, Ginhac… Ce mot paraît avoir désigné le domaine d’un propriétaire gallo-romain. Le suffixe –ac vient du suffixe gallo-romain -acum  qui signifie le domaine de ou le lieu de. Il s’agirait donc, dans la période gallo-romaine, de la propriété d’un certain Ginius ou Genius ou Gennius[2].

Equivalents avec suffixe –at et -y : Gignat (Puy-de-Dôme) et suffixe en –y (en pays d’Oïl) : Gigny (Saône et Loire), Gigny aux Bois (Marne), Gigny-sur-Suran (Jura), Gigney (Vosges), Gigny (Yonne). Les suffixes en -at et -y ont la même origine que le suffixe -ac.

Dans les textes anciens, on le trouve écrit Ginniacus, 1326 (Pouillés de Bourges, 413), Gennaco (pouillé), Giniac, Ginhac…

Les noms de lieux en –ac créent une sorte de lien entre la période celte et la romanisation. Les noms des anciens domaines gallo-romains (fundi) sont formés sur un modèle très répandu dans toute la Gaule. Ils sont constitués de la caractéristique du lieu ou du nom du propriétaire celte ou latin suivi d’un suffixe celte –acos ou de son équivalent latin –acum. Ce suffixe –acum indique la maison, le village, le domaine, le lieu.

On en trouve quatre exemples dans la commune : Gignac (le domaine de Ginius), Montagnac, Teyssilhac et Madrange. Gignac viendrait donc de Gennius + -acum (Gennius serait un nom celtique). La filiation directe depuis l’Antiquité est assurée pour Gignac, chef-lieu de paroisse. Pour les trois autres un doute est permis : ils peuvent être celui de familles de la fin du moyen-Âge elles-mêmes dénommées d’après un toponyme originel en –ac et qui l’ont porté avec elles sur un nouveau site.

Toutefois, on peut affirmer –- sans risque de se tromper- que la superficie de la commune (4066 hectares) a dû accueillir au moins quatre domaines, puisqu’un domaine dépassait rarement 1000 hectares. Une partie du territoire communal (La Blénie, Vielfour, Gignères…) dépendait du domaine de Tersac (commune de Cressensac).
Depuis peu, cette analyse est remise en cause. Les toponymes en –- ac ne seraient en aucun cas liés à un nom de domaine gallo-romain. Il s’agirait uniquement d’un suffixe localisateur qui indiquerait la présence de ce qui est indiqué dans le radical. Ainsi Montagnac évoquerait un lieu où se trouve une colline. Mais alors qu’évoqueraient Gignac ? Teyssilhac ? Madrange ? Voir la revue Lemouzi n° 172, oct. 2004 et Quercy-Recherche n° 122, janv., fév., mars 2006.

Document disponible à la bibliothèque : Des racines et des hommes, Essai de toponymie sur la commune de Gignac avec un inventaire de 1100 toponymes, Robert Vayssié, 2005

 

[1]  Pouillés de Bourges, Font-Réauly, 1961

[2]  Joseph Perin, Onomasticon totius latinitatis, 1940.


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